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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
Chevalier Noir de l'Oiseau de Paradis

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03.10.18 16:08
Reagan débarqua en majesté à New York depuis l'aéroport John F. Kennedy, toujours secondé par le fidèle et servile Blueman. Cette fois-ci, il avait abandonné la teinture violette de sa chevelure pour une couleur rose, ayant déjà utilisé du blond lors de sa première visite à Hawaï. L'énergie cosmique intense qui circulait vigoureusement à l'intérieur des moindres fibres de son corps empêchait ses cheveux de perdre de leur souplesse et de leur éclat, ce qui l'autorisait à s'offrir ce type de fantaisies cosmétiques. Il était habillé d'un costard-cravate lavande et portait des chaussures italiennes pointues haut de gamme. Comme il voyageait en civil, sa Rolex était ceinte à son poignet droit et ses éternelles ray-bans étaient vissées à son nez. L'Oiseau de Paradis traînait derrière lui une lourde valise à roues et son associé l'aidait à porter d'autres bagages. Le punk n'avait guère changé sa garde-robe quant à lui, bien qu'il ait ajouté des épaulières à pointes fort intimidantes à l'ensemble.

Une fois parvenus à la sortie de l'aéroport, les deux truands furent accueillis par un malabar noir qui les attendait à côté d'une énorme Cadillac teintée d'ébène. Après s'être échangés les politesses protocolaires, ils montèrent ainsi dans la voiture de luxe et commencèrent à rouler en direction de la mairie. Durant le voyage, le conducteur s'adressa au renégat, un sourire sur ses lèvres épaisses :

"Félicitations pour votre victoire, Monseigneur Reagan. Nous avons entendu dire que vous avez vaincu un Chevalier d'Or sans Armure Noire, un exploit pour quelqu'un qui était seulement censé candidater au rang de Bronze."

"Merci mon brave." gloussa son interlocuteur, sensible à cette flatterie. "Néanmoins, il te faut comprendre qu'un homme de mon insigne talent ne peut qu'accomplir des prodiges. Dire que ces minables du Sanctuaire ont osé croire que je n'étais bon qu'à courir après une Armure de Bronze, quelle terrible erreur de jugement de leur part..."

"Vous avez raison, Monseigneur Reagan." répondit le chauffeur, parfaitement conscient qu'il fallait le brosser dans le sens du poil d'entrée de jeu. "Je suppose qu'il était plus que temps que vous rectifiez cette injustice de longue date."

"En effet, mais sache que je n'ai pas encore fini de me rappeler à leur bon souvenir. Tous ceux qui auront l'impudence de m'humilier recevront une punition qui restera gravée dans les mémoires."

Reagan ponctua ses propos d'un rire diabolique, le déroulement de ses futurs projets s'éclaircissant au fur et à mesure qu'il réfléchissait à différentes idées ainsi qu'à leur exécution. L'image d'Athéna allait souffrir de son excursion à la Palestre et il allait s'assurer que la plaie demeure vive. Le mercenaire était excité à la perspective de voir le Sanctuaire fulminer suite à cette défaite et tenter vainement de restaurer son honneur bafoué. Tout ceci sera certainement un excellent entraînement dans l'attente de sa réunion avec Yasuha et Olivia. Mais pour l'instant, il devait avant tout se concentrer sur sa recherche du forgeron attitré de Death Queen Island, le mystérieux Ntikuma.

Dès qu'ils arrivèrent sur le perron de l'hôtel de ville, le duo de criminels fut cette fois-ci réceptionné par l'adjoint du maire en personne. Les trois hommes montèrent donc jusqu'au bureau de l'élu, qui avait été prévenu à l'avance de la visite des Black Knights. Il les attendait sur sa table de travail, affichant un sourire cordial tout en conservant une attitude sérieuse. L'Oiseau de Paradis serra la main du maire et chacun s'installa confortablement dans un siège afin de discuter de l'ordre du jour.

"Monsieur Reagan, si je ne m'abuse ?" demanda le politicien, qui cachait son amusement par rapport à ce nom de famille. "Je devine que vous venez au sujet des dénommées Yasuha et d'Olivia, n'est-ce pas ? Hélas, nos services de surveillance et d'information n'ont rien obtenu sur elles malgré les efforts communs avec les autres villes sous votre influence."

"Laissez tomber ce sujet pour le moment, je ne suis pas venu pour ça." répliqua le catcheur. "Aujourd'hui je suis à la recherche d'un autre individu, mais pour des raisons distinctes de celles de ces maudites garces."

"Oh ? De qui s'agit-il alors ?"

"D'un certain Ntikuma, le forgeron en chef de l'Ordre Noir. C'est un petit bonhomme vêtu d'un manteau rouge et bariolé de style très africain, avec le visage dissimulé sous une capuche et une sorte de voile. Il est aussi muet et a l'habitude de communiquer avec des dessins cosmiques pour compenser. Auriez-vous noté sa présence par chez vous, ou quelque chose qui s'en rapproche ?"

"Hum, voilà un profil qui est nouveau pour nous... Même dans la communauté noire du Bronx ou du Queens nous n'avons pas remarqué d'individus de ce genre, surtout des personnes qui cachent ainsi leur visage. Normalement, nous sommes notifiés aussi vite que possible quand un Black Knight s'aventure dans notre territoire afin de servir au mieux ses intérêts, mais il n'y a rien à ce sujet."

"Je vois... La dernière fois que je l'ai croisé il était à Johannesburg, alors ne vous tracassez pas si vous recevez un rapport sur sa présence antérieure là-bas."

"Très bien, nous vous assurons que nous vous préviendrons si nous repérons un individu répondant à ce profil."

L'élu municipal parut subitement se remémorer quelque chose et ouvrit son téléphone portable pour se replonger dans sa messagerie cryptée. Notant l’œil interrogateur de Reagan, il lui tendit son appareil et expliqua sans tarder de quoi il en retournait :

"Ah, par ailleurs ! Je ne sais pas si l'on vous a déjà annoncé cette nouvelle, mais l'un de vos collègues a récemment pris le contrôle du Japon. On dirait que votre faction ne cesse de gagner du terrain sur le plan mondial à mesure que le temps passe, monsieur Reagan."

Plus qu'intéressé par cette information, le Chevalier Noir se saisit du smartphone et entama une lecture en profondeur du message qui avait été envoyé au politicien. Apparemment, les trois sites stratégiques de l'archipel nippon, c'est-à-dire Tokyo, le Mont Fuji et la province d'Izumo avaient été conquis, ce qui conférait avec Hawaï une emprise sans précédent sur l'Océan Pacifique aux mercenaires. Se pourrait-il que ce soit là un coup du fameux Takeya Oni, dont il était dit selon la rumeur qu'il s'était isolé du reste de la Confrérie Noire ? Cet énergumène s'était rendu célèbre auprès de la population de Death Queen Island à travers ses actions pour le moins éclatantes à l'échelle mondiale, aussi était-il devenu un objet de conversation assez commun. Voici qui présageait d'une dynamique intéressante pour le futur...
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04.10.18 14:34
Le sujet de Ntikuma et du Japon mis de côté, Reagan en profita pour vérifier si les services de la mairie de New York n'avaient vraiment aucune information sur la localisation de Yasuha et Olivia. Malheureusement, il retourna bredouille de ses investigations, ce qui finissait par devenir une triste habitude. Ces chiennes savaient bien se planquer en tout cas, il ne pouvait que leur reconnaître cette qualité. Néanmoins, si elles s'obstinaient ainsi à le faire continuellement tourner en bourrique, il allait se montrer plus qu'impitoyable le jour où il tombera sur l'une d'elles. Et si d'aventure il s'avérait qu'il ne pouvait se venger que sur l'une d'elles pour une quelconque raison, l'Oiseau de Paradis allait faire en sorte que l'une souffre pour l'autre. Quoi qu'il en soit, cela ne lui disait toujours pas où était ce brave Ntikuma. A ce rythme, il se verrait obligé de le chercher de façon traditionnelle, c'est-à-dire en explorant personnellement le monde de fond en comble. Il faudrait aussi au renégat qu'il se concentre sur d'éventuelles traces de cosmos émises par le forgeron, en espérant qu'il perçoive une énergie familière.

Les deux malfrats ainsi que le maire passèrent ensuite à l'inspection de la gestion générale de la ville et de ses diverses institutions, qu'elles soient publiques ou privées. Les affaires allaient de bon train d'après les rapports qu'ils avaient sous les yeux et Reagan n'avait pas non plus noté de dysfonctionnement. Puisqu'il n'y avait plus rien à faire de ce côté là, autant partir et faire quelque chose de plus constructif. Avant de quitter la mairie, le Chevalier Noir glissa une annonce de son cru au politicien :

"Tant que j'y pense, faites circuler la nouvelle auprès de nos partenaires : il est désormais inutile de considérer les Saints d'Athéna comme les protecteurs de la Terre. Ces bouffons sont tellement faibles que même leur élite ne peut pas vaincre un modeste mercenaire sans armure. Croyez-moi, j'en ai fait l'expérience il n'y a pas si longtemps de ça."

"Très bien monsieur Reagan." répondit docilement le politicien. "Nous prendrons toute la mesure de cet état de fait."

"Splendide ! Sur ce, je m'en vais me retirer dans mes quartiers pour aujourd'hui."

Le duo de scélérats, une fois sorti de l'édifice municipal, monta de nouveau dans la Cadillac qui l'attendait à l'entrée et fut conduit jusqu'à un hôtel de première classe à Manhattan. L'Oiseau de Paradis et Blueman s'installèrent donc dans leur chambre de luxe puis montèrent de quelques étages pour se rendre au restaurant affilié. De la hauteur où ils se trouvaient, ils pouvaient bénéficier d'un panorama à couper le souffle en plus d'un repas de haute qualité. A quoi bon venir à New York si ce n'était pas pour jouir de son ambiance urbaine si prestigieuse et démesurée ? Après tout, ils étaient dans la fameuse capitale de la liberté, des gratte-ciel et de la pop-culture américaine, dont le rayonnement éblouissait la planète entière !

Si le reste de la clientèle privilégiée de l'hôtel observait avec curiosité l'accoutrement extravagant de Reagan et son complice, elle se retenait de lui adresser la moindre remarque. Ce n'était pas non plus comme s'ils ne croisaient pas leur lot d'originaux au sein de la société huppée, d'autant plus que ces olibrius étaient dotés d'un physique athlétique très dissuasif. Fidèles à leur appétit d'ogres, les deux criminels engloutissaient une quantité astronomique de nourriture et descendaient dans leur gosier de nombreuses bouteilles de vin comme du petit lait. Alors qu'il était en train de dévorer goulûment un homard bien gras, le punk questionna son maître :

"Dites-moi patron, vous avez l'intention de faire quoi quand vous aurez réglé vos histoires de vengeance ?"

"Ce que je compte faire ?" s'interrogea l'Oiseau de Paradis, non sans dévisager avec dégoût son troufion pour son manque de bonnes manières à table. "Tout simplement vivre ma vie sans contraintes, continuer à m'enrichir et répandre ma beauté à travers le vaste monde. Sois-en certain mon cher Blueman, il y aura toujours en ce monde des champs de bataille sur lesquels je pourrai briller ainsi que des béotiens à châtier pour leur ignorance, leur laideur et leur médiocrité."

"Ça veut dire des gens à détrousser, à tuer et à torturer ?" s'extasia le voyou, des étoiles dans les yeux.

"Oh que oui, et à perte de vue..." lui garantit son interlocuteur, le regard rivé vers l'horizon.

Les deux truands semblèrent pendant un instant contempler intérieurement les perspectives infinies qui s'ouvraient à eux. Toutefois, ils se remirent prestement à se goinfrer sans aucune gêne, profitant au maximum du moment présent. Une fois leur déjeuner terminé, ils prévoyaient de patrouiller dans l'espace urbain puis de retourner à leur chambre, histoire de se reposer avant leur prochain départ. Effectivement, la route était encore longue et sinueuse avant qu'ils ne parviennent au stade où ils pourront se déchaîner en toute impunité à travers la surface du globe.

A la recherche du Kuma perdu