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Eris

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Ven 14 Avr - 16:28
[Utilisation d’Omniprésence]

Au cœur de sa cabine, la déesse de la discorde refermait consciencieusement son sac à dos avant de rejoindre le pont principal du cargo. Alertée par le sifflet du navire, la déesse n’eut que peu de temps pour rassembler l’ensemble de ses affaires avant de débarquer.

Elle trouva rapidement le capitaine et lui remit la seconde enveloppe, dix mille dollars en deux paiements. Habitué à ne poser aucune question sur ses passagers clandestins, le capitaine serra la main de la déesse avant de rejoindre l’équipage afféré aux manœuvres de port. Le temps était au beau fixe, la déesse en profita pour suivre le déroulé des opérations avant l’accostage complet.

Le Cargo mit plusieurs dizaines de minutes avant de se stabiliser, la déesse fut l’une des premières à fouler le ponton. Après plusieurs jours en mer la déesse appréciait de pouvoir retrouver la terre ferme. Le capitaine lui avait indiqué que le cargo resterait à quai quatre jours environ, le temps pour elle de procéder aux prospections idoines.

Elle avait retenu une suite dans le seul établissement de qualité du port, peut-être même le seul de l’île. Ses premiers pas sur le port ne modifiaient en rien le jugement qu’elle portait sur l’ordre noir, ils n’avaient aucun goût. Le port grouillait de marins crasseux, l’île elle-même paraissait exhaler miasmes et substances malsaines. Eris réprima un haut de cœur et fonça tête baissée vers l’établissement sensé l’accueillir.

Le cargo resterait les cinq prochains jours au port, le temps pour elle de missionner un nombre suffisant de mercenaires. Malgré tout, l’idée de passer cinq jours sur cette île la déprima légèrement, mais c’était pour elle le prix de la discrétion, moins son frère en savait sur ses déplacements, mieux elle se portait… De toute manière, elle ne pouvait compter sur son titre pour se faire offrir meilleure villégiature par l’ordre noir.

Finalement, l’hôtel n’était pas si mal, du moins il était mieux que ce qu’elle imaginait. Peu de prétentions, mais une certaine propreté. Elle récupéra la clef de sa chambre avant de s’enquérir du meilleur moyen pour rejoindre les profondeurs de l’île, l’une des rares qu’elle n’avait pas explorée au cours des derniers millénaires.

Surprise par les questions de la jeune femme, la tenancière lui indiqua le chemin sur vieux plan délavé, tout en précisant que l’île de la Reine Morte n’était pas un lieu pour une jeune femme aussi mignonne. Eris la remercia et lui offrit cent dollars pour conserver le plan, l’hôtesse accepta sans sourciller.

Eris en déduisit que l’humanité se perdra dans son éternelle cupidité.
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Mer 3 Mai - 23:43
Le voyage s’était très bien passé. Les voyages en bateau me convenaient dix fois plus que l’avion. Ce devait être de famille… Quand je sentis la terre ferme sous mes pieds, un frisson d’excitation me parcouru. Revêtit de mon armure noire, fraîchement récupérée au fin fond des Océans, j’étais à présent enfin sur Death Queen Island. Chez moi, maintenant que j’étais Black Knight. Je peinais encore à y croire. Fermant les yeux, j’inspirais profondément…
Avant de me mettre à tousser, m’étrangler, crachoter.

« ¡Carajo ! C’est ÇA Death Queen Island ?!

Evidement. J’aurais dut y penser ! Je savais pourtant pour les volcans ! Comme si l’île allait être aussi accueillante que la Havane, là où j’avais grandi. Seul un fou fada de volcans pouvait trouver cet endroit magnifique. Mais je doutais qu’une telle personne puisse exister. Qui pouvait aimer cette odeur âcre qui venait de me prendre la gorge.

- Allons Olivia ! Je suis sûre que tu finiras par te sentir comme chez toi ici ! Bon ! Il est temps de trouver quelques collègues. Où aurais-je le plus de chance d’en trouver ?

Je commençais à avancer, lançant un regard mauvais à un groupe de marins qui me suivaient du regard depuis que j’étais arrivée. L’armure noire devait faire son effet, car ils se détournèrent aussitôt, comme si de rien n’était. La dernière personne a qui j’avais eu affaire n’avait guère était impressionnée par une gamine de 15 ans essayant de lui tenir tête, j’avais bien faillit finir en prison. Soulagée, je continuais ma progression, mais l’odeur âcre me prenait de plus en plus à la gorge. Doritos avait déserté mon épaule pour se réfugier dans ma besace avec une série de couinements, essayant de fuir l’air vicié. Je finis par me précipiter dans le premier bâtiment venu, toussant de plus belle.

- Y’avait vraiment pas plus accueillant pour installer son QG ?! Pouah ! Comment les gens peuvent réussir à vivre ici ? Les Black Knight pouvaient pas plutôt s’installer à la Havane ? C’est bien La Havane non ?

Mon rat remua dans mon sac et sortit sa tête pour s’assurer que l’air était plus respirable ici.

- Doritos, si tu restes dedans, tu ne ronges pas les câbles d’accord ? Je ne plaisante pas, la dernière fois j’ai du reprendre mon travail à zéro !

Sa fine tête s’engouffra dans nouveau dans ma besace et ce fut avec un mauvais pressentiment à son égard que je regardais autour de moi, voir où j’étais entrée. Ca avait tout l’air d’un hôtel. Et les gens allaient bientôt attendre de moi que je vienne réclamer une chambre.
Je me décidais alors à prendre juste une petite pause avant de sortir à nouveau. Il fallait bien que je m’habitue à cette île de toute façon.

- He bien, je comprends que tu ais prit trois siècles de repos sous les flots Argos. Ça devait être bien les vacances loin de cette île.

Marmonnais-je, consciente que mon armure n’allait pas se mettre à me répondre.
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Eris

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Sam 6 Mai - 17:25
-« Retirez cette armure et cessez d’émettre tant de cosmos vous êtes ridicule. » exigea une voix féminine sur la gauche d’Olivia, une présence que l’on aurait juré absente il y a encore une minute. Jouant d’une apparition dont elle avait le secret, Eris s’approcha doucement de la jeune femme à l’armure noire.

Toute l’impatience accumulée lors de ses pérégrinations sur l’île venait de la quitter. D’instinct elle jaugea sa future interlocutrice, jeune, plutôt jolie, une peau agréablement cuivrée, une attitude méprisante et l’impression qu’elle souhaitait être ailleurs. Les deux femmes pourraient peut-être s’entendre.

-« J’ai besoin de quelqu’un comme vous… Mais j’ai également besoin d’une douche » ajouta la déesse souriante. « J’ai retenu la seule suite de cet établissement » dit-elle en désignant l’hôtel du doigt. « J’apprécierai que vous m’y retrouviez d’ici deux heures, je vous commanderai un excellent repas. » La déesse jeta un regard de dégoût à la besace d’Olivia, la simple présence du rongeur lui valut un léger haut le cœur.

Elle se reprit et s’éloigna doucement en direction de l’hôtel.Une fois parvenue à la réception, la Déesse déposa une liasse sur le comptoir et demanda que lui soit livré un repas pour deux pour vingt heures précises. La tenancière, surprise par le montant déposé, agrippa la liasse et confirma la demande. Restait à savoir comment elle pourrait faire livrer un excellent repas en si peu de temps tout en conservant une partie des billets.

Eris gagna sa chambre et par suite la salle d’eau. Une fois entièrement nue, elle fit couler une eau tiède sur sa peau. Voici vingt-quatre heure qu’elle était arrivée sur l’île et sa première expédition ne l’avait mené nulle part. Les alentours du port et l’intérieur des terres semblaient désespérément vides. Les longues heures d’explorations avaient rendu sa peau moite et l’odeur âcre du souffre, omniprésente, lui collait littéralement au corps. La déesse resta un moment sous l’eau, laissant le précieux liquide faire son office, espérant secrètement pouvoir en finir rapidement avec l’humanité de son hôte.

Une fois la douche terminée, la déesse enfila une fine robe de lin et rassembla les différents documents dont elle avait besoin pour son rendez-vous.
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Lun 8 Mai - 21:31
Je manquais de sursauter lorsqu’une femme surgit à ma gauche en m’adressant la parole… Bon, d’accord, j’ai vraiment sursauté. Mais n’allez pas le répéter, d’accord ? En plus, comment voulez vous ne pas être surpris quand quelqu’un surgit de l’ombre à côté de vous, comme si elle venait tout juste de s’y matérialiser, en vous donnant des ordres sans même un bonjour, ni s’introduire, comme s’il s’agissait de votre supérieur et que vous êtes censé la connaître ?
Vous l’aurez compris, j’appréciais moyennement la façon qu’avait la femme d’initier une conversation. D’autant plus que je me retrouvais à prier pour ne pas rougir de honte. J’émettais vraiment tant de cosmos que ça ? Je n’en avais même pas conscience. Je m’efforçais de le contenir, mais je conservais tout de même mon armure. Hors de question que cette inconnue s’imagine qu’elle puisse me donner des ordres !

Elle ajouta qu’elle avait besoin de quelqu’un comme moi, avant de m’inviter à la rejoindre dans deux heures dans la suite qu’elle avait réservé, avant de partir sans me laisser le temps de répondre, et je la suivis du regard, encore hébétée. On rencontrait souvent des gens bizarres comme ça sur l’île ? Était-elle une Black Knight elle aussi ? En tout cas, elle était une éveillée, ça, c’était sûr, où elle n’aurait pas ressentit mon cosmos.

Je réfléchis un long moment en explorant l’île. D’un côté, j’étais bien curieuse de savoir ce que voulait cette personne. De l’autre, sa façon de me donner des ordres alors qu’on ne se connaissait pas me restait en travers de la gorge. En plus, j’ignorais tout d’elle, puisqu’elle n’avait même pas prit la peine de se présenter. A tous les coups, c’était une personne dangereuse, et j’allais me foutre dans un merdier pas possible en y allant. Certes, je n’étais pas une pauvre fille sans défense, mais cette personne avait peut-être une plus grande expérience que moi en matière de cosmos. « J’ai besoin de quelqu’un comme vous ». Voulait elle dire « d’un éveillé » ou « d’une fille de 15 ans sans défense ».
Finalement, je finis par décider de laisser ma curiosité l’emporter. Ça pouvait être intéressant après tout ?

« Allez, ne t’en fais pas Doritos, si les choses tournent mal, je te jetterais à sa figure. Tu as vu comme elle avait l’air dégoûtée par ta présence ?

Le rat poussa un couinement que j’interprétais comme un couinement de protestation. Je retournais alors à l’hôtel. J’avais également hésité à conserver mon armure par pur provoc, pour lui montrer que je n’étais pas à ses ordres, mais ça aurait sans doute manqué de confort pendant les discussions. Je gagnais donc la suite de l’inconnue, me contentant donc d’afficher un air arrogant pour faire passer le message.

- Je suis venue. Vous comptez me donner des explications maintenant. Genre, qui vous êtes ? Ce que vous me voulez ? Si c’est une habitude que vous avez d’aborder les inconnus comme ça sans prévenir ?

Lançais-je en plantant mon regard dans le siens.
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Eris

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Jeu 11 Mai - 20:52
Décidément, la curiosité est étrange défaut. Comme prévu, la jeune femme au teint hâlé avait répondu à l’invitation. Eris ne répondit pas immédiatement à ses questions, elle préféra lui désigner la table où étaient dressés une grande variété de mets. Le traiteur, en hâte, venait à peine de terminer de disposer les différents plats.

-« Je ne connais pas vos goûts alors j’ai commandé un peu de tout, viandes, poissons, légumes, pâtisseries… Installez-vous je vous en prie. » invita la déesse, tout en prenant place à l’opposé de la table. « Eris, Déesse de la Discorde » dit-elle pour se présenter. « Si je vous ai si sommairement abordé c’est dans le but d’engager des membres de votre Ordre. »

La Déesse de la Discorde esquissa un geste élégant puis les différents documents dont elle avait besoin gagnèrent la table. Avant d’exposer plus de détails à la jolie cubaine, la Déesse lui servit un verre de vin rouge, un Haut Marbuzet intéressant et sans prétentions, avant d’emplir son propre verre.

-« Il existe un endroit qui m’est interdit. Aussi, j’apprécierai que plusieurs membres de votre Ordre s’y rendent afin de récupérer un coffre dont je revendique la propriété. »

Avec un peu de chance, Olivia ne mesurerait pas les différentes complications qu’il pourrait y avoir à négocier avec la Discorde. Eris avala une gorgée et déposa son verre sur les différents documents contenant la position géographique de la grotte, l’esquisse du coffre en question ainsi que l’endroit précis où ils devront déposer le coffre.

-« Bien entendu, j’entends proposer à l’Ordre Noir un paiement digne d’intérêt. » Un paiement qui offrirait une position de choix à celui ou celle qui l'obtiendrait.
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Dim 14 Mai - 22:00
L’inconnue me désigna le repas qu’elle avait commandé. A mes yeux, ça aurait été un repas de grande occasion, un festin, un buffet destiné à plus de deux personnes. Et pourtant, elle ne semblait pas attendre d’autre invité. Je la rejoins à table en fixant les plats sans trop savoir s’il était vraiment prudent d’y toucher. Je n’avais pas encore bougé quand l’autre se présenta comme étant Eris, la déesse de la discorde, et expliqua vouloir recruter des chevaliers noirs. Je fronçais les sourcils ; cette nouvelle éveillait des sentiments partagés en moi. Mais cela expliquait pourquoi j’avais comme une sorte d’envie de me disputer avec les gens, elle devait être enveloppée d’une sorte d’aura qui poussait les gens à se disputer…
Ou alors c’était juste mes vieilles habitudes qui se faisaient sentir.
Elle me versa ensuite un verre de vin, et je haussais un sourcil.

« C’est pas censé être, genre, illégal de faire boire une mineure ? Je sais que vous êtes une déesse, mais quand même.

J’écoutais ensuite la demande d’Eris, qui désirait recruter des chevaliers noirs dans le but d’aller chercher des objets. J’étais légèrement mal à l’aise.

- Donc, pour récapituler. Vous voulez que je me rende dans une grotte à laquelle vous n’avez pas accès, pour une raison que j’ignore, récupérer un coffre, dont j’ignore le contenu, dans le but d’obtenir un paiement digne d’intérêt, dont j’ignore la nature exact. Vous comprendrez qu’il me faudra un peu plus d’explications, de précisions, je vous voulez que j’accepte votre requête.

Répondis-je en me servant une petite portion- j’avais décidé que si une déesse me voulait du mal elle avait probablement milles façons plus efficaces que d’empoisonner la nourriture ou quelque chose du genre. Je lançais un coup d’œil à la porte. Elle avait parlé de recruter plusieurs Black Knight, est-ce que cela voulait dire que d’autres personnes devaient venir ?

- Enfin, je me doute bien qu’une déesse doit avoir ses secrets en matière de gros plans qui dépassent l’entendement humain, alors je ne demande pas à connaître les moindre détails de ce que vous voulez faire de cet objet, mais j’aimerais quand même en savoir un peu plus.

Histoire de pouvoir faire des recherches de mon côté après coup pour pouvoir juger de ce en quoi je m’embarquais.
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Eris

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Mar 16 Mai - 20:41
Être en âge d’aller se faire trucider sur les champs de batailles et mégoter sur le caractère illégal de servir de l’alcool à une mineure ? Et puis, en quoi les règles humaines s’appliquaient en ces lieux et en Sa présence ? Eris resta interdite quelques secondes et décida de passer outre cette étrange remarque.

-« Votre curiosité est naturelle et légitime. L’endroit dont je parle a été scellé par, ma Mère, Nyx. Cependant, elle n’a pas souhaité que je puisse m’en attribuer le contenu et m’en a donc interdit l’accès. » Eris saisit un fruit frais qu’Elle croqua allégrement avant de reprendre. « Disons que je souhaite redistribuer l’héritage familial, j’ai donc besoin de vous pour m’apporter ce coffre et le livrer à une adresse que je vous communiquerai. »

Elle n’avait aucunement l’intention de communiquer aux mercenaires le contenu même du coffre. En tout état de cause, seuls les héritiers de Nyx pourraient l’ouvrir et s’approprier le précieux trésor.

-« Vous aurez besoin d’être plusieurs. Bien que je ne pense pas que l’endroit soit particulièrement protégé, il se pourrait que plusieurs gardiens aient été créés dans le but d’écarter les curieux. Quant au paiement… »

Un scintillement léger traversa le regard d’Eris, elle croqua une seconde fois le fruit et prit le temps d’entretenir un petit suspense. Le prix qu’Elle s’apprêtait à verser était bien supérieur à celui du coffre et de son contenu… Ce dernier n’était qu’un moyen de parvenir à ses fins, un moyen de pression, l’opportunité de rétablir un précieux équilibre.

-« Pour une fois et une fois seulement, je servirai et mettrai l’intégralité de mes pouvoirs au service de l’Ordre Noir. Ce serment s’effectuera de la manière qu’il conviendra à l’ordre noir. A condition, bien évidemment, que je puisse préserver mes intérêts. » Eris considéra qu’il n’était pas nécessaire de signaler qu’Elle possédait une notion extensible de ce qui pourrait intégrer ou non ses intérêts. « Je ne crois pas me souvenir qu’un seul membre de votre Ordre, depuis le début de son existence, ait pu se targuer d’avoir obtenu une telle promesse. »
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Ven 19 Mai - 21:38
La déesse m’en expliqua un peu plus sur la mission dont elle voulait me charger. Apparemment, l’endroit où se trouvait le coffre qu’elle désirait lui avait été privé d’accès par sa mère, raison pour laquelle elle avait besoin de Black Knight pour aller le récupérer pour elle. Cependant, je notais dans un coin de ma tête qu’elle n’avait pas consentit à me dire ce qu’il contenait. Je n’en étais pas vraiment surprise, en fait, je m’y attendais complètement. Mais cela signifiais que le coffre devait contenir quelque chose qui pourrait nous dissuader de lui obéir si en connaissions la nature. Soit quelque chose dont la valeur était plus importante que la récompense qu’elle comptait nous offrir, soit quelque chose de potentiellement dangereux, trop dangereux, même pour nous. Je saisis un aliment qui m’étais encore totalement inconnu et le fixait un instant avant d’en goûter un morceau.

« Vous en revendiquez la propriété, mais, à ce que vous venez que dire, on dirait qu’il n’est pas censé vous appartenir.

Les mots m’avaient échappés tous seuls. Les vieilles habitudes ont la dent dure. C’est tellement plus facile de se montrer insolent. Je m’empressais d’ajouter :

- En fin, je m’en fiche un peu. Vos histoires de familles de dieux ne me concernent pas. La récompense, en revanche…

Convaincue par le goût de l’aliment dont je venais de prendre une bouchée, je finis de le manger tout en réfléchissant à la proposition de la déesse. Sa promesse était alléchante. Rien que pouvoir affirmer pouvoir bénéficier des services de la déesse de la discorde était plutôt plaisant. Cependant, il restait encore beaucoup trop de brouillard pour que je ne puisse accepter ou refuser. J’avalais une nouvelle bouchée avant de reprendre :

- Supposons que j’accepte. Où se trouve ce coffre pour commencer ? Dans quelle région ? Dans quel milieu ? Un désert ? Une grotte ? Sous l’eau ? Dans une grotte sous-marine ? Quel genre de coffre ? Un coffret ? Une grosse male extra lourde ? Un truc divin qui ne ressembler même pas à une coffre ? Quel genre… d’obstacles pourrions-nous croiser ? Et, surtout…

Je me penchais en avant :

- Quels genres de… services pourrions-nous vous demander en échange. Et qu’est ce qui me garantit que vous tiendrez votre promesse une fois le coffre en mains ?

Qu’on se le dise. Moi, je n’avais pas grand-chose à faire des services d’une déesse. Je n’avais pas vraiment de grands projets. Encore moins des services de la déesse de la discorde. J’avais assez eu de conflit avec tout le monde par le passé pour le restant de mes jours. Les conflits, je sais les provoquer moi-même. Cependant, c’était une proposition qui pouvait intéresser le reste de l’ordre, et ça, je ne pouvais pas le négliger. Mais il était capital que je sois sûre de ce en quoi Eris comptait nous engager. Hors de question que j’embarque les autres Black Knight dans un nid de vipère dont on ne pourrait pas sortir.

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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Sam 20 Mai - 19:59

=====> En provenance de : http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t28971-l-ile-ou-elle-l-enfer-sur-terre



Super, et comment je trouve les autres…

Yasuha prenait une douche froide salvatrice. Un certain temps d’adaptation lui serait nécessaire pour supporter la chaleur suffocante de l’île. Même les étés japonais les plus secs qu’elle ait connus se révélaient être bien peu de chose en comparaison de la fournaise ambiante. Seuls les chevaliers noirs étaient finalement assez stupides ou désespérés pour vivre dans une contrée aussi hostile.

Fort heureusement, la chambre était équipée d’un ventilateur de plafond, lequel, à défaut de refroidir la pièce comme le ferait un climatiseur, produisait tout de même un effet rafraichissant sur la peau de la belle nippone. Allongée sur le lit, la demoiselle laissa son esprit voguer vers le calme, en quête d’un repos salvateur bien mérité. Elle se remémorait ces quelques années passées en compagnie de ce colocataire capricieux et autoritaire : sans cette rencontre du destin, que serait-elle devenue aujourd’hui, elle, la petite orpheline traitée depuis toujours de la pire des manières ? Sa vie s’était nettement améliorée depuis son éveil parmi les forces des divinités nyoraises… Un certain évènement était venu ternir ce tableau presque parfait, certes, mais étrangement elle ressentait désormais une béatitude inexplicable, comme si le vide laissé par le scellement de la dimension de Mikaboshi avait été comblé d’une manière ou d’une autre.

Alors que l’intrépide jeune femme sombrait progressivement dans le sommeil, elle ressentit un léger frisson, une vibration cosmique quasi-imperceptible : elle n’était pas la seule éveillée dans l’hôtel. Finalement, la sieste était arrivée à son terme.

Au boulot, ma fille. J’espère qu’on va se marrer.

Affabulée de ses atours de secrétaire coquine, Yasuha prit grand soin de conserver un niveau d’émanation cosmique suffisamment bas pour étayer son histoire future, puis se concentra pour remonter la piste flairée quelques instants plus tôt. Cette dernière l’amena devant la porte somptueuse de ce qui devait être une suite de luxe ; la seule de l’établissement visiblement.

- « Quels genres de… services pourrions-nous vous demander en échange. Et qu’est ce qui me garantit que vous tiendrez votre promesse une fois le coffre en mains ? »

Mais c’est qu’on dirait un deal… Je veux en être !

L’espiègle guerrière s’incrusta de manière peu discrète en plein milieu de la scène. D’un mouvement, elle prit place et se saisit d’une pâtisserie au chocolat : son péché mignon à n’en point douter. La guerrière noire ne pourrait le remarquer, mais la divinité serait en mesure de prendre note de la perfection du déplacement anodin de l’intruse, depuis la porte d’entrée jusqu’à la prise de position sur la table du buffet : aucun mouvement superflu, un équilibre et une grâce digne d’un félin. Il fallait vraiment être japonais pour prêter attention à ce genre de détail infime…

- « Salut, moi c’est Yasu. Je suis une apprentie et on m’a dit de trouver les autres pour finir mon entrainement. Comme j’ai senti votre cosmo-énergie dans le couloir, je suppose que vous êtes « les autres. »

La gourmande s’engouffra une grosse bouchée de gâteau dans le gosier, tout en fixant à tour de rôle les deux protagonistes positionnées à côté d’elle. Son regard se figea sur Eris, qu’elle scruta en silence quelques secondes, avant de déglutir et de reprendre la parole :

- « J’adore tes yeux, j’aimerais avoir les mêmes. »

- « Ne vous formalisez pas pour moi, je ne suis rien ni personne. Je veux juste me rendre utile et apprendre. Quels sont vos ordres Mesdemoiselles ? »

La japonaise ne quittait plus du regard la fille de Nyx, ses sens étant plus alertes que jamais, comme si une alarme silencieuse venait de retentir au plus profond de son être.

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Eris

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Lun 22 Mai - 21:47
Une jeune fille, certainement issue des rangs de l’Ordre Noir, déboula sans cria gare au cœur de la suite. Eris haussa un sourcil de surprise et laissa la scène se dérouler.

« Si tel est votre souhait ». Eris n’était plus assise, mais debout derrière la japonaise, elle passa lentement ses bras autours des épaules de la jeune femme et lui murmura lentement. « Amenez-moi le coffre et ils deviendront définitifs. »

Elle glissa lentement ses doigts sur les épaules de Yasuha et lui tendit un miroir. Le regard de la jeune femme s’était transformé, sans modifier les traits profonds de la jeune femme, elle possédait des yeux similaires à ceux de la déesse. Un déplacement vaporeux plus tard, la déesse avait retrouvé son siège. Une fois le silence revenu la déesse décacheta l’enveloppe kraft et en tira plusieurs documents.

-« N’ayez aucune crainte quant au paiement… N’oubliez pas que, d’une certaine manière, je préside aux serments, je ne romps jamais les miens. En ce qui concerne ce que je peux ou ne pas faire, je ne crois pas qu’une divinité ait jamais exploitée ses limites. » Eris croqua un chou à la crème et essuya délicatement ses lèvres avec son index droit. « En termes martiaux, je peux aider l’ordre noir à repousser ou mener une invasion, je peux guérir, bénir ou encore maudire… bref tout ce qui puisse être nécessaire à l’Ordre noir m’est accessible.»

La déesse tendit les différents documents à Olivia. Ils contenaient toutes les informations nécessaires et, notamment, la position géographique de la grotte, en plein cœur de l’Alaska. Une vague description du coffre y figurait également, de taille moyenne, il tenait facilement entre deux mains. Lors de la création de cet endroit, l’humanité n’était pas aussi répandue qu’elle ne l’est aujourd’hui.

-« Je ne peux pas vous expliquer toutes les sécurités mises en place par Mère dans cette grotte. Mais je ne suis pas inquiète, lorsque le coffre y a été placé, l’humanité n’était pas aussi répandue. Mis à part moi, elle n’avait personne à qui cacher ce coffre et ce qui s’applique à moi, ne s’applique à personne d’autre. Cependant, il y a une chose que je peux vous assurer, une fois le seuil franchi, vous ne pourrez plus compter sur votre vue. Le domaine de la Nuit est ainsi fait. »
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Mer 24 Mai - 23:54
Avant que la déesse ne puisse répondre, une jeune femme déboula sans crier gare, s’empara d’une pâtisserie, s’installa avec nous, et s’engagea dans la conversation comme si elle avait été invitée.
Ou peut-être avait-elle effectivement invitée par la divinité ? Je tournais la tête vers celle-ci, mais jugeais à son regard surpris que, non, l’inconnue n’était pas attendue. Un sourire étira mes lèvres. Cette fille me plaisait bien dans ce cas. Elle expliqua chercher « les autres » -Black Knight je présume- dans le but de finir son apprentissage. Je tendis la main à celle qui s’était présentée sous le nom de Yasu :

« Je m’appelle Olivia, enchantée. Et je suppose, en effet, que je fais partit « des autres ». Mais depuis peu. Je cherchais les autres moi aussi avant de tomber sur…

Je désignais Eris:

- Notre chère déesse de la discorde.

Je reportais alors mon attention sur ladite déesse pour reprendre les négociations là où elles s’étaient arrêtées avec l’arrive de Yasu, piochant au passage un raisin que je tandis à Doritos dont le museau frétillant dépassait de mon sac en quête de la nourriture dont il percevait les douces fragrances. Le rat s’en empara et rentra aussitôt dans mon sac pour le manger en cachette comme s’il avait peur que je le lui reprenne.

- En fait, quand je demandais quels services vous pourriez nous rendre, je ne parlais pas de ce que dont vous-être capable, mais ce que vous êtes prête à faire. Je me doute bien qu’il y a certaines choses que vous refuserez de faire bien qu’elles soient en votre pouvoir. Genre si on vous demande de vous retirer et de ne plus jamais vous mêler à l’humanité, ou d’élever une colonie de rats, je me doute bien que vous ne risquez pas d’accepter.

La divinité expliqua ensuite qu’elle ne pouvait nous expliquer le genre de sécurité mise en place dans la grotte où nous devions nous rendre, mais qu’elle ne s’inquiétait pas. Je fronçais les sourcils, me demandant comment j’étais censé prendre ces paroles. Je me doutais bien qu’une personne comme la déesse de la discorde devait adorer jouer sur les mots. Or, « je ne peux » pouvait tout aussi bien vouloir dire « je ne sais pas » que « ça risque de ruiner mes plans si je vous le dit ». Mais, après tout, que pouvait-elle bien nous vouloir de mal pour le moment ? Je jetais un coup d’œil aux documents, grinçant des dents quand elle expliqua qu’on ne pourrait se fier à notre vue une fois à l’intérieur. Je n’avais plus qu’à espérer que tout se déroule sans complications, je n’étais pas faite pour me battre dans le noir total. Je repoussais doucement la tête de Doritos qui essayait de s’échapper de mon sac pour participer au festin, regrettant de ne pas avoir son odorat.

-Qu’est ce que tu en dis Yasu ? Tu as une bonne vision nocturne ? »

Plaisantais-je en poussant les documents vers elle pour qu’elle puisse y jeter un coup d’œil.
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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Jeu 25 Mai - 11:40


Yasuha admirait le reflet de ses yeux, le sourire aux lèvres, avant de secouer la tête à peine quelques secondes plus tard. Finalement, le résultat n’était pas à la hauteur de ses attentes. La belle resta figée un instant, les yeux perdus dans le vide.

Mais merde, comment elle a fait ça ? Un coup elle est ici et un coup elle est là-bas. Y a un truc, mais j’ai rien vu. Rhaaaaaaaaa ! Je veux savoir !

La japonaise reprit une pâtisserie à la crème, tout en écoutant le blabla de la blonde à forte poitrine. Cette dernière se révélait être une cliente, et une drôle de diablesse en prime. Une histoire de coffre perdu, de mère un peu autoritaire et d’une nuit noire et obscure dans une grotte paumée : le business s’annonçait chiant...

Putain, qu’est-ce que je fous là ?

La femme au teint hâlé révéla enfin le pot aux roses et tout devint clair pour la jolie nippone. Une déesse louche, un travail pas net, une prime hypothétique : tout pour faire un bon nanard hollywoodien.

- « Coucou Mademoiselle Oli ! Je peux t’appeler Mademoiselle Oli ? Non, parce que ça fait cool Mademoiselle Oli. Cà fait mystère mystérieux et vu que t’es la boss, çà fait cool. Non, parce que moi je ne suis qu’une petite nouvelle qui sort de l’école, donc c’est toi la boss. Je t’ai déjà dit que ça faisait cool 'Mademoiselle Oli' ? »

Si elles savaient seulement. Toute cette attitude n’était qu’une façade inconsciente, cachant une créature instable, imprévisible et totalement submergée par des sentiments incohérents et chaotiques. Yasuha était tel un clown dans un film d’épouvante : sympathique et inoffensive au premier abord, mais occultant un secret destructeur, voire mortel. Tel était le leg de Mikaboshi.

Son premier sentiment envers Eris était donc fondé, tout comme la scène de tout à l’heure trouvait un semblant d’explication : une divinité. Rien que ça. Le regard de l’instable jeune femme se détourna bien vite de la commanditaire pour se fixer sur un drôle de petit rongeur ; ses yeux se mirent à pétiller :

- « Trop KAWAÏ ! Rhaaaaaa, j’en veux un ! J’en veux un ! j’en veux un ! », hurla-t-elle, arborant l’attitude d’une petite fille dans le rayon poupées d’un Toys’R’Us.

Pendant que l’autre fille taillait le bout de gras avec l’olympienne et consultait les documents, l’ancienne guerrière du Yin fixait le sac d’Olivia, espérant revoir le petit mammifère. Elle agita même un bout de gâteau pour l’attirer, ne prêtant plus aucune attention aux deux autres protagonistes présents dans la pièce.

- « Qu’est-ce que tu en dis Yasu ? Tu as une bonne vision nocturne ? »

- « Hein ? On m’appelle ? », répondit l’espiègle en affichant une petite moue, comme si son jouet préféré lui avait été retiré.

- « Hmm, quand je ferme les yeux dans mon lit, il fait noir et je vois des trucs dans ma tête… Cà compte ? »

Yasuha fixa les feuilles de papier, puis porta son regard sur la Discorde. Un sourire prit naissance, s’élargissant lentement jusqu’à faire apparaitre sa blanche dentition.

- « Moi, je compte pour du beurre vu que je ne suis personne. Mais j’ai vu un film de bandits un jour et y a un mec qui disait que la parole donnée ou les promesses n’engageaient que ceux assez cons pour y croire. C’est ce que disait le film… Dans un autre film de gangsters que j’ai vu, le gars disait que pour faire le boulot fallait payer la moitié avant et la moitié après. Mais c’est vrai que nous, on n’est pas des gangsters. Pas vrai ? Après, ce n’étaient que des films, pas la réalité. Hein ? »

- « Et comme je ne suis personne, c’est pas moi qui décide de toute façon. C’est la boss qui est trop cool qui dit : Mademoiselle Oli ! Sinon j’ai vu aussi un film avec des pirates qui se crachaient dans la main pour faire affaire… Non ? »

L’instable jeune fille s’esclaffait intérieurement. A défaut d’action, elle s’amusait comme elle pouvait. Nul doute que ses allégories étranges étaient toutefois empreintes d’un certain fond de réalisme...

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Eris

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Mar 30 Mai - 21:45
La déesse détourna son regard du rat et de la scène à laquelle se livrait la jolie japonaise. Un rat qui dégustait la nourriture qu’elle daignait offrir aux deux humaines… Quelles méprisables créatures. Elle étouffa un rictus de dégout et concentra son attention sur Olivia.

-« Je comprends vos interrogations, je vais tâcher d’y répondre le plus précisément possible. » Eris plongea son regard dans celui d’Olivia. « Il y a effectivement certaines limites à ce qu’une divinité peut accomplir. Par exemple, nous ne modifions pas le génome d’une espèce vivante, animale ou végétale, néanmoins, la modification d’un seul spécimen est possible. En outre, je n’offrirai pas à l’Ordre Noir ce qui appartient à une divinité et je n’accomplirai rien qui aille à l’encontre de mes intérêts. » Eris s’enfonça dans son siège. « En dehors de ces quelques précisions, je ferai tout ce qui plaira à votre Ordre. Cependant, si je puis me permettre, je vous suggère de conserver ce service pour une chose réellement importante. L’Ordre Noir a suffisamment d’ennemi et vous pourriez avoir besoin d’aide le jour où l’un de mes congénères décidera de vous décimer ».

Le regard divin alterna entre l’une et l’autre de ses interlocutrices avec une pointe de curiosité visant Yasuha. Son comportement était-il le fruit de sa personnalité profonde ou un masque ? Dans un futur proche la japonaise pourrait devenir un sujet d’étude intéressant. Eris percevait en elle un souffle particulier, une chose qui lui rappelait l’hôte qu’elle avait perdu. Ce sont les paroles de la guerrière nippone qui tirèrent Eris de ses réflexions.

-« Je n’apprécie pas vos sous-entendus… Je suis à l’origine des serments, je n’ai pas pour habitude de manquer aux miens. Quant au paiement, il ne pourra pas intervenir tant que je n’ai pas ce coffre entre mes mains. »

La déesse concentra une infime partie de son cosmos et les différents plats n’étaient plus… L’intégralité du décorum non plus. La suite commençait à retrouver son ancien aspect, propre mais dégradée. Elle ferma les yeux quelques secondes et un coffre d’ébène se matérialisa sur la table. De taille raisonnable il tenait facilement entre deux mains. La partie supérieure du coffre affichait une représentation d’une mère tenant un enfant aux pieds croisés.

-« Voici à quoi ressemble le coffre et n’essayez pas de l’ouvrir, vous pourriez le regretter. Si nous avons un accord, je vous saurai gré de le déposer dans la suite présidentielle de l’hôtel Mandarin à Genève. Elle m’est réservée pour les deux mois à venir. »
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Jeu 1 Juin - 23:41
Je haussais un sourcil dubitatif. Mademoiselle Oli ? Ça sonnait… Bizarre. Mademoiselle, ça sonnait trop respectueux. Et je n’avais pas l’habitude qu’on me respecte. J’en étais la première fautive. Et puis, le style mystérieux, ce n’étais pas vraiment mon genre.

« Wow wow wow. Calme-toi un peu. Je ne suis pas la boss ici, moi aussi je suis nouvelle et je viens de débarquer. Et puis, mademoiselle, ça sonne faux. Olivia, c’est très bien, ça suffit. Mademoiselle Oli, non, ça me donne l’impression que tu parles à une secrétaire ou je ne sais quoi.

Yasu s’extasia ensuite sur Doritos lorsqu’il sortit son museau de mon sac et, tandis que je discutais avec Eris, tenta de l’attirer avec un morceau de gâteau, aussi, elle sembla prise au dépourvu quand je lui adressais la parole et m’offrit une réponse bien peu utile. Je haussais les épaules, et Doritos en profita pour bondir de mon sac et essayer de lui dérober le bout de gâteau dont l’odeur le narguait tandis qu’elle faisait une réflexion qui, si elle n’était pas dénuée de sens, ne me concernait qu’à moitié. La récompense m’importait bien peu, c’était le reste de l’ordre qui y trouverait son intérêt. Moi, j’aurais été tout à fait capable de lui demander de le faire, cet élevage de rat. Ceci dit, ses paroles semblèrent offenser la divinité, et pour ça, j’offris un sourire en coin à Yasu. On aurait put croire à un sale gosse complice de la bêtise de son ami, mais après tout, n’étais-ce pas ce que j’étais ? Une sale gosse ? Eris fit alors disparaitre les plats, et j’émis un soupir déçu en même temps que Doritos couina de protestation, me rappelant qu’il s’était échappé de mon sac. Je saisis le rongeur pour l’y remettre en lui promettant qu’il pourrait sortir sitôt qu’on en aurait finit, et que je lui offrirai un festin pour rat. Puis, je reportais mon attention sur la divinité qui nous présenta ce à quoi ressemblait le coffre que nous devions aller chercher, en nous précisant bien que, si nous l’ouvrions, nous risquions de le regretter, ce qui m’arracha un sourire.

- Vous nous le feriez regretter ou son contenu nous le fera regretter ? Nan parce que sinon ça sonne boite de pandore c’est amusant. Enfin bref, j’ai un point important à soulever : Comment vous contacter ? Nan parce qu’une fois qu’on aura le coffre faudra bien qu’on vous le dise d’une façon ou d’une autre. Ou même avant ça, si les autres veulent vous poser des questions ou je ne sais quoi, mon boulot c’est pas de les convaincre hein, sinon j’exige une augmentation de salaire. Donc faudrait qu’on ait un moyen de vous contacter pour répondre à ces questions ci. Parce que s’il sont pas convaincu, je vous le dis, je récupère ce coffre toute seule, et vous serez condamnée à élever des rats pour l’éternité.

Je plongeais la main dans mon sac pour caresser la tête de Doritos sans me départir de mon sourire, attendant la réponse de mon interlocutrice.

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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Ven 2 Juin - 19:05


Yasuha lorgnait depuis quelques instants sur un éclair au chocolat plutôt volumineux. La gourmandise appelait la nippone, a l’instar de l’anneau avec son Gollum. Pourquoi résister quand le nirvana est à portée de main ? Ni une, ni deux, la belle se jeta sur la pâtisserie sans faire de manières et croqua goulûment dans le fruit défendu.

Hmmmm, so good…

L’autre débitait ses conneries sans compter. Vraiment, y avait sur l’île des neuneus assez stupides pour gober toutes ces promesses à celle-là ? Les petites lignes du contrat n’en finissaient plus : un édit digne du plus pourri des avocats, notaires, ou autres démons des bas-fonds…

- « Et sinon, tu sais détruire des trucs ou casser des têtes ? Nan, parce que c’est bien gentil les lapins roses, et tout, et tout... Mais si ton pouvoir se limite à nous endormir, on ne va pas aller bien loin. Moi, je veux du fun, du frisson, je veux me sentir vivante tu vois. Et faire la postière, ça ne m’a pas l’air super drôle… », ajouta-t-elle à la suite du discours de la Discorde, en ayant la bouche pleine et sans même prendre la peine de la regarder.

Alors comme çà, elle paye à la livraison ? C’est ce qu’on va voir…

Alors qu’elle allait faire valoir ses protestations, le visage de la japonaise s’illumina soudainement, au point de tendre vers le malsain. Une idée venait de traverser son esprit mutilé, de joyeuses perspectives apparaissant aux horizons de sa conscience chaotique. Elle n’écoutait plus les dialogues des deux autres femmes présentes dans la pièce : elle jubilait intérieurement, impatiente de savourer le dénouement pour le moins exotique qu’elle venait d’imaginer pour cette mission. Vue de l’extérieur, elle ressemblait désormais à une idiote du village, souriant dans le vide, sans raison valable aucune, pendant que les autres se moquaient d’elle.

L’ancienne Nyoraise émergea de sa rêverie, lorsque le décor et le buffet s’évaporèrent au profit de la morosité d’une suite à l’allure aussi prestigieuse qu’elle puisse l’être dans un lieu aussi sordide que l’île des renégats. La divinité fit ensuite apparaître une copie de l’objet de ses convoitises : un coffre confectionné d’un bois noir et orné d’une gravure ancienne. Quelques directives et recommandations s’ensuivirent.

Ne pas l’ouvrir ? Cà doit être cool ce qu’il y a dedans…

Yasuha n’eut pas à se manifester pour questionner la recruteuse, Olivia s’en chargeant prestement à sa place. La jeune asiatique n’était pas tant intéressée par la réponse aux interrogations de sa consœur que par l’interdit lui-même. Après tout, ce n’était pas tellement le contenu ou le contenant qui revêtaient une importance dans la situation présente, mais plutôt la notion d’ouvrir ou de ne pas ouvrir le coffre : obéir ou ne pas obéir, telle était la question…

Une fois que la représentante de l’Argos eut achevé de parler, l’espiègle s’intercala entre les deux demoiselles et dirigea son regard en premier lieu vers Eris :

- « Non, finalement çà a l’air cool ton truc, Madame la déesse. »

Puis elle adressa un regard digne du chat potté à sa camarade :

-  « Dis Mademoiselle Oli, on accepte ? Allez, on accepte ? Je suis certaine qu’on va se marrer. »

Ou pas… Tout dépend bien évidemment du point de vue…

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Eris

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Lun 5 Juin - 11:54
-« Contentez-vous de faire ce que je vous demande et n’essayez pas d’ouvrir le coffre… Il ne vous est pas destiné. » Eris tira du néant une petite dizaines de brindilles. « Brisez-en une et je saurai que vous souhaitez converser, n’en abusez pas. »

Quant aux propos de la japonaise, la déesse préféra ne pas les relever, certaines bizarreries ne devaient pas quitter leurs écrins originels. Eris quitta la table puis s’en alla rejoindre sa chambre, elle noua son sac à dos et en quelques secondes adopta une tenue de voyage plus confortable.

A nouveau parvenu dans la salle principale, la Déesse de la Discorde jeta un regard à ses deux interlocutrices. Pour la première fois depuis longtemps, elle était en proie aux doutes. Les deux jeunes femmes ne lui inspiraient aucune confiance. Avec un peu de chance elles seront prises de réalisme et appelleront un troisième larron à se joindre à la quête, en attendant, elle devait faire avec.

-« J’ai un navire à prendre, dans tous les cas je pense que nous en avons terminé. N’oubliez pas que vous n’obtiendrez rien de moi tant que je n’aurai pas le coffre et ce qu’il contient entre les mains. Préparez-vous correctement, il fait froid en Alaska. Je ne voudrais pas faire appel à une autre équipe en cas d’échec, j’ai horreur de perdre mon temps. »

Eris s’inclina légèrement et quitta la suite, direction le port et le cargo qui l’avait amené sur l’île. Elle devait s’éloigner le plus loin possible de cet endroit pour utiliser ses pouvoirs et retrouver sa portion principale. Même si Thanatos l’espionnait, une fois sur le continent, les possibilités d’action seraient trop vastes pour qu’il puisse toutes les étudier.

[Bon courage pour la quête, je serai votre MJ une fois qu'elle aura débutée.]
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Ven 9 Juin - 21:18
Je posais un regard désapprobateur sur Yasu en rétorquant :

« J’avais dit non pour le « mademoiselle Oli ». Mais je suppose qu’on peut accepter oui. Ca pourrait intéresser les autres.

Je me demandais ce que pouvait bien contenir le coffre. J’aimais être au courant des choses. Je suis du genre à laisser trainer mes oreilles partout afin de glaner des informations, et avoir une meilleure idée des choses qui se tramaient. Mais là, j’avançais dans un brouillard épais qui me déplaisait fortement. Si ça n’avait tenu qu’à moi, je n’aurais probablement pas accepté, je me serais contentée d’écouter la déesse jusqu’au bout avec un grand sourire avant de lui dire que je n’étais là que pour la bouffe gratuite. Ou alors je serais en effet allée jusqu’à la grotte, par curiosité, pour l’aventure, mais je serais revenue les mains dans les poches, sans le coffre, en disant que j’avais changé d’avis en dernière minute. Mais Eris proposait sa récompense à l’ordre, et pas juste à moi, je devais au moins en parler aux autres. La divinité nous tandis alors une dizaine de brindilles à craquer si jamais nous avions besoin d’elle de quelque sorte que ce soit, avant de se retirer. Je la suivis du regard avant de baisser les yeux sur ce qu’elle nous avait donné et de laisser un sourire élargir mes lèvres.

- Si j’en brise une maintenant, tu crois qu’elle va revenir ou qu’elle va se douter que je me fous de sa gueule ?

J’hésitais un instant à le faire avant de décider que ma vie valait tout de même plus qu’une petite blague. Je voulu ranger les brindilles dans mon sac, mais quand Doritos s’approcha d’elle d’un air intéressé, je crains qu’il ne se mette à les mordiller. Je les glissais alors dans une autre poche avant de sortir le rat du sac pour le poser sur mon épaule :

- C’est bon mon gros, tu es libre maintenant. Oui, désolé, le festin est partit, ajoutais-je en le voyant tendre le museau vers la table désormais vide, j’irais te prendre à manger avant d’aller voir les autres, ça te va ?

Puis, je pivotais vers Yasu.

- Tu viens à la rencontre des autres avec moi je suppose si tu veux aller chercher ce vieux coffre poussiéreux. »

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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Lun 12 Juin - 18:46


Plus la déesse insistait sur l’interdiction d’ouvrir le précieux coffre, plus Yasuha ne songeait qu’à effectuer l’inverse. Bien que dotée d’une extrême malice, elle n’était toutefois pas idiote et se doutait que les convoitises d’une personnalité aussi ancienne que la fille de Nyx n’étaient vraisemblablement pas destinées aux êtres humains. Entre de mauvaises mains, l’objet scellé dans l’écrin de bois noir pourrait tout aussi bien provoquer l’extinction de l’humanité. Bien qu’en d’autres temps la japonaise aurait pu incarner l’agent de l’apocalypse, cette perspective ne la réjouissait plus tant que celle de jouer un mauvais tour à cette odieuse blondinette.

- « Je sens qu’elle va nous embourber celle-là… Ce n’est pas comme ça qu’on boucle un deal d’habitude. », dit-elle simplement à Olivia lorsqu’elles ne furent plus que deux dans la pièce.

Mais on ne baise pas Yasuha ! Ah non, çà jamais !

Comment forcer un être, arpentant le monde depuis des temps immémoriaux, à payer son dû ? Cette question s’avérait plus délicate qu’il n’y paraissait au premier abord. La jolie nippone avait bien quelques idées insolites en réserves, mais aucune ne lui garantissait le succès de l’opération. Elle ferait finalement comme à son habitude, à savoir improviser et se reconfigurer en temps réel lors de la mission. Son instinct lui susurrait que certains détails avaient été omis lors du briefing et que l’aventure pouvait s’annoncer bien plus périlleuse que ce qu’avait bien voulu annoncer leur étrange commanditaire.

Au moins, y a moyen de se marrer un bon coup…

L’ancien parangon de Mikaboshi rêvassait toute seule, ne relevant pas les propos de son interlocutrice lorsque celle-ci évoqua son jeu avec les brindilles soi-disant « magiques ». La bouffonnerie n’était pas dans les habitudes de la belle et espiègle jeune fille, bien que la limite fût parfois limite au regard de la teneur de ses facéties. Ces dernières n’étaient certainement pas gratuites : il y avait toujours un but recherché, un objectif à l’apparence chaotique connu d’elle seule.

- « Je vais plutôt aller me reposer pour l’instant, on se voit plus tard. », annonça-t-elle d’un ton tout à fait naturel et nonchalant.

Le voyage, ainsi que la chaleur environnante l’avaient épuisée plus qu’elle n’aurait aimé l’admettre…


HRP:
 

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