:: Zone Guerre Sainte :: Cercle Polaire Arctique :: Les Royaumes d'Yggdrasil :: MidgardAller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Lun 20 Mar - 22:25

L’inuit, maintenant recouvert de son armure, retraversa les royaumes. Le guerrier d’Odin devait le retrouver à Niflheim, mais il n’était pas venu, comme l’aurait espéré le jeune homme. Amarok s’était donc décidé à repartir pour Midgard pour y cherche l’homme. Peut-être le trouverait-il dans le village qui lui avait servi de halte. Le chemin du retour fut plus simple, la monture spectrale n’étant pas gênée par les différents terrains. Pour ne pas trop attirer l’attention, les esprits disparaissaient du monde physique, ne laissant que Svad avec leur maître. Une fois proche de la ville, l’esprit cheval disparu également, pour laisser place à Skoll, le loup qui l’avait guidé jusque dans les terres du nord.

Maintenant qu’il faisait partie des guerriers du nord, les habitants ne regardaient plus le jeune homme de la même façon. Avant, il n’était qu’un danger pour eux, un autre surement diabolique accompagné de la mort. Mais plus maintenant, il était enfin l’un des leur, ses esprits étaient toujours crains, mais n’étaient plus le signe du mal. Skoll parti un peu en avant, cherchant la piste du guerrier et laissa son maître seul. Le gardien de Niflheim décida donc de se rendre à la taverne pour y interroger du monde. Hugin, l’esprit corbeau se montra pour se percher sur son épaule, prenant la place de Skoll pendant son absence. Avant de se rendre à la taverne, le jeune homme se dirigea sur la place, là où il avait vu le guerrier la première fois.

Bien sûr, il ne le trouva pas, seulement le noir de la nuit. Le froid devait surement être mordant pour les pauvres âmes qui trainaient encore dehors, mais il n’avait aucun impact sur l’inuit, qui se baladait toujours torse nu. Hugin lui parla un instant, se rappelant d’un guerrier qui correspondait à la description que lui avait faite le jeune homme. Il lui révéla son identité, s’il pouvait en faire quelque chose un jour, mais ne put lui donner plus d’information. Comme une âme en peine, Amarok leva les yeux au ciel afin d’y regarder les étoiles.

- J’ai hâte de rencontrer d’autres guerriers du nord.
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Mar 21 Mar - 0:26
Le Wód, la rage sacrée animant tout guerrier-fauve… En ce moment précis, il s’agissait de l’a seul chose qui guidait Wulf. Victime d’une nouvelle crise alors qu’il tentait à nouveau, sans succès, d’exercer un meilleur contrôle sur cette dernière, il avait cédé à sa soif de bataille. Alors qu’il émergeait, couché au milieu des rochers, Wulf se demanda où il avait bien pu atterrir cette fois ses sens étaient légèrement embrouillé et son armure souillée. Quelqu’un, ou quelque chose avait eu le malheur de se trouver sur sa route ce coup-ci. Il n’eut pas longtemps à chercher, voyant la carcasse du Wyrm réduit en charpie qui en contrebas. Ce n’était pas le plus gros serpent qu’il n’avait jamais vu (Jormungandr emportant largement la palme), il n’était même pas sûr que celui-là avait terminé sa croissance, mais il s’agissait quand même d’un tas d’écailles d’une bonne dizaine de mètre. Au moins, ce coup-ci, il savait sur quoi il avait cogné. Les bruits de son affrontement avaient probablement dut bien retentir dans ces montagnes.
 
Au-dessus de lui, il vit que Mani s’était déjà levé depuis longtemps, il se rendit compte qu’il également qu’il ressentait une grande faim, et des restes de son envie de se battre également. Aussi, il se releva et se mit en chasse, sa grande taille ne le gênant nullement dans ses déplacements, rapide et précis. Ses sens étaient en éveil à la recherche de quelque chose à manger, ou boire… il n’avait pas vraiment confiance en la comestibilité de ce qu’il venait de tuer, quand le sang est noir anthracite et fume l’Ulfark préférait se méfier. Rapidement, il reconnut les montagnes qui l’entourait. Il se trouvait dans Midgard, le royaume du nord le plus ouvert sur le monde extérieur, le seul royaume du nord ou il était fréquent de trouver des traces de technologie plus ou moins avancé. Les midgardiens étaient souvent vu comme des originaux par les autres nordiques, mais il allait sans dire qu’ils avaient prouvés leur utilité à de nombreuses reprises en servant de lien avec le monde extérieur.
 
Le berserkir poussa un nouveau grognement bestial, il n’estimait pas vraiment être chanceux, midgard étant également l’un des royaumes les plus populeux du nord. Il aurait beaucoup de mal à ne pas croisé de bourgades habité ici. Descendant prestement le mont sur lequel il se trouvait, Wulf sedirigea en direction du torrent le plus proche pour se désaltérer, et espérer que le contact avec l’eau froide lui rendrait tous ces esprits, ici, encore plus qu’ailleurs, il lui faudrait contrôler sa rage s’il voulait éviter un drame. Une fois au bord de l’eau, Wulf se baissa pour boire, sa posture, couplé à l’apparence bestiale de son armure et à sa cape de berserker devait lui donner l’apparence d’une créature directement issue du plus profond de la nuit. À sa ceinture, son rubis brillait intensément d’une lueur écarlate.
 
Une fois désaltérer, Wulf utilisa ses sens pour repérer toute trace dans les environs, autant celle d’un potentiel gibier qu’une éventuelle présence humaine. C’est alors que ses sens détectèrent quelque chose d’inhabituel, des traces animales mais laissant des relents magiques dans leurs sillages. Sans même se poser de question Wulf se mit en route, suivant ces traces. Si cela s’avérait dangereux, il était de son devoir de la traquer et en plus, c’était peut-être comestible. Il s’administra rapidement une claque mentale, il était effectivement affamé, mais il ne devait pas penser ainsi, ce n’était pas Wulf qui pensait comme cela, mais sa part bestiale. En continuant à suivre la piste, il développa bientôt une théorie, il s’agissait peut-être d’esprit, de nombreuses légendes parlaient de leurs existences, mais Wulf n’en avait jamais vu, du moins jamais sans avoir avaler des substances aux effets assez … ésotériques. Par contre, il n’avait jamais entendu parler d’un groupe d’esprit se déplaçant en si grand nombre, ni composé d’autant d’esprit différents. Il flairait aussi une odeur bien humaine en leur compagnie. Se redressant de toute sa hauteur, Wulf maintint son avancée, telle un fauve traquant sa proie, il se rapprochait inexorablement de son objectif, marchant silencieusement comme Björn le lui avait appris, à lui et aux autres enfants de son village, son armure étant d’une telle facture qu’elle ne l’empêchait nullement d’être discret.
 

Après plusieurs minutes, il arriva enfin en vue de la nouvelle branche de Nilfheim et de ses compagnons. Il resta tapi dans la forêt, se demandant s’il devait sortir pour se présenter, ou s’apprêter à attaquer. Finalement, il décida de déployer son aura de manière remplir la zone les entourant, révélant sa présence, mais cachant d’autant plus sa position que sa cible devrait avoir une grande maîtrise de son Hamr pour pouvoir détecter où il se trouvait précisément.

hrp:
 
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Mar 21 Mar - 23:03
HRP a écrit:
Utilisation d’omniprésence


Le corps est un vaisseau, l’esprit est le navigateur… C’est avec cette conviction que vivait Loki depuis qu’il était emprisonné dans sa caverne de glace.

Ô comme il haïssait la catin d’Odin, comme il aimerait qu’elle soit là auprès de lui pour qu’il puisse la faire souffrir comme il savait le faire.

À chaque mouvement un peu trop violent, le poison contenu par ses chaines lui rappelait sa position de simple prisonnier. Lui qui avait mangé à la table du Père de Toutes Choses était ramené à sa plus simple condition.

Cela était inacceptable et le Fourbe ferait tout pour obtenir réparation.

Heureusement pour lui, ses puissants pouvoirs lui revenaient petit à petit depuis que sa fille avait renvoyé Freyja à sa place. Certes la disparition de la Déesse de la Vie n’était que passagère mais elle lui faisait grandement plaisir.

Grâce au retour de ses dons si particulier, il pouvait aisément laisser son esprit vagabondé où bon lui semblait et à l’instant où une partie de lui s’amusait avec la belle Sighild, il choisit d’en envoyer une autre remplir la mission qu’il avait désiré confier à la jeune fille. Mais il s’était vu contraint de modifier son choix suite à diverses découvertes sur elle.

Cela n’était pas grave, il pourrait aisément lui trouver un intérêt différent. Pour l’heure, il comptait bien prendre contact avec le seul Fléau qu’il n’avait pas encore à sa botte.

Ce fut donc à Midgard, dans cette terre paria qui pensait que l’avenir des Royaumes était dans leurs ouvertures sur les mondes du sud, qu’il ressentit sa présence. De manière amusante, le Dieu sentit aussi la présence d’un autre God Warrior. La chance lui permettrait-elle de faire d’une pierre deux coups ?

L’esprit vaporeux survola un village proche de la position des deux guerriers. Une cible… C’était ceci qu’il recherchait. Lorsqu’il se déplaçait de cette manière, il lui fallait trouver un réceptacle afin d’interagir avec le monde. Il aurait pu venir avec le corps de Subaru mais cette partie de lui s’amusait toujours avec Sighild. Bientôt, il aurait deux vaisseaux propres…

Son choix se posa sur un vieil homme assis auprès d’un puits dont l’eau devant être aussi gelé que l’atmosphère. Le Fourbe ne rencontra aucune résistance de la part de sa victime et il ressentit aussitôt le plaisir d’être incarné. La vieillesse de l’homme n’était aucunement un problème pour lui : même s’il investissait un corps, il n’en possédait pas les faiblesses.

C’est ainsi qu’il attendit la venue des deux êtres qu’il avait repéré. S’ils tardaient trop à pénétrer dans le village, il serait contraint d’aller à leur rencontre et, vu son caractère, se serait une contrariété inutile.


HRP a écrit:
J’attends sagement un petit peu que vous pénétriez dans le village ^^


avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Ven 24 Mar - 19:23

Les nuages cachèrent un instant la lune, juste le temps qu’il fallait à Hraes pour jaillir et regarder dans la direction du guerrier fauve. Amarok se tourna vers lui, laissant la lune réapparaître et éclairer son visage bienveillant. L’aigle n’était pas le seul à être sortie, tous les esprits s’étaient manifestés pour protéger leur maître, sentant une menace émaner de l’homme. Skoll revint en courant, passant non loin du guerrier, pour venir se placer avec les autres et parler à son maître.

- Donc, tu n’as trouvé aucune trace du guerrier. C’est dommage, j’aurai tellement voulu le revoir. Quand à celui-là, tu en penses quoi ?

L’esprit parla de nouveau, révélant ce qu’il avait pu deviner à l’odeur.

- Il serait comme Frida ? C’est amusant de tomber sur deux berzerkers en si peu de temps.

L’inuit avança de quelques pas, ne sachant si le guerrier allait être hostile envers lui. Par mesure de sécurité et n’étant pas sur de ses capacités défensives, le jeune homme préféra rester à bonne distance. Les esprits s’étaient tous placés en cercle, afin de prévoir toute attaque possible.

- Vous n’avez pas besoin de vous cacher vous savez, je ne suis pas une menace pour vous. Je viens juste d’avoir mon armure, Amarok de la branche de Niflheim. Vous êtes ?

Le jeune guerrier allait continuer, pour signaler qu’il préférait le tutoiement par exemple, quand quelque chose attira son attention. Depuis le temps qu’il vivait avec des esprits, il en connaissait un rayon. Hors, actuellement, il était sûr d’avoir senti une présence non physique dans les environs. Comme pour lui donner raison, ses protecteurs prirent la forme de simples sphères lumineuses, tout en indiquant à leur maître que les guerriers n’étaient pas seuls. En regardant en direction de la ville, le jeune homme pu voir un vieillard s’avançait, comme s’il les attendait. L’inuit se rappela de quelques paroles de Dain, qui lui disait qu’Odin prenait parfois l’apparence d’un vieil homme.

- Je ne sais pas ce que tu attends, mais moi j’ai soif. Je paie la tournée si tu veux.

La branche se dirigea donc vers l’entrée du village, espérant que le guerrier sortirait de sa cachette pour le suivre.

hrp:
 
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Sam 25 Mar - 14:47
Alors qu’il était sûr de n’avoir pas fait d’erreur dans son approche, Wulf fut surpris par l’aigle. Au moment même où il se savait repéré, le guerrier-fauve bondit pour changer d’emplacement. Malgré sa carrure, il faisait preuve d’une grande agilité, grimpant en un rien de temps sur un rocher assez proche de sa position, pour pouvoir deviner son environnement. Il émit des grognements menaçant à l’approche d’Amarok. Il ressentait une forme d’humiliation d’avoir vu ses talents de chasseurs déjoués de cette manière. Il était déjà prêt à passer à l’assaut au moment où les nuages s’écartèrent pour laisser passer le rayonnement de la lune pour révéler le visage du guerrier qu’il suivait, ainsi que sa meute… ou plutôt sa ménagerie au vu de la diversité de créature la composant. Le guerrier-fauve était capable de ressentir l’énergie de chacun de ces êtres et comprit très vite qu’il ne s’agissait pas de créatures ordinaires, bien qu’aucune ne l’inquiétait vraiment. Au fait, Wuf étant encore sous l’influence de son Wòd, il n’y avait pas grand-chose qui pouvait l’inquiéter.
 
Il écouta les paroles d’Amarok, relevant les éléments qui l’interpellait, comme le fait qu’il s’agissait de la branche de Niflheim ou qu’il ne s’agissait pas la première fois que ce type était confronté à des berserkers. Mais néanmoins, Wulf sentait une grande rage l’envahir de l’intérieur, l’attitude apparemment désinvolte de la part d’Amarok sonnait comme une insulte déguisée à ses oreilles. Au moment même où son interlocuteur faisait mine de se retourner, Wulf passa à l’action. Dans un rugissement inhumain, il bondit de son rocher en faisant appel à son hamr, se jetant vers Amarok à une vitesse totalement surnaturelle, dépassant de très loin la vitesse du son. Ignorant totalement la tentative de barrage fait par les esprits, Wulf agrippa Amarok à la gorge d’une seule main et, continuant sa course, l’envoya s’écraser contre la palissade la plus proche du village.  

- Wulf.
 
La force de Wulf était impressionnante, même pour quelqu’un de sa taille, et il maintenait sa prise plaquée contre le mur d’une seule main. Son Hamr s’éleva autour de lui, révélant non seulement ce qu’il était, un guerrier-fauve d’une incroyable puissance, mais aussi ce qui attendait quiconque qui tenterait de s’opposer à lui en cet instant. Ce qui lui servait d’yeux sur son casque semblait littéralement irradier de sa rage sous la forme d’une lueur incandescente. À sa ceinture, son saphir brillait de plus bel, une lueur rouge sang illuminant sa surface. La poigne de l’Ulfark était refermée sur la gorge d’Amarok et le soulevait pour mettre son visage au niveau de celui du guerrier fauve, grognant de plus belle. Avec son autre main, Wulf retira son heaume, révélant son visage à moitié couvert de tatouages représentant de manière stylisée toute la fureur et la puissance des guerriers-fauves. De son regard bleu, il brillait une lueur inquiétante et passionnément violente, révélant la folie du guerrier. Son visage tout entier d’ailleurs ne laissait apparaitre qu’un prédateur qui en ce moment n’avait d’humain que la forme.
 
 Dans son esprit, la bête se régalait déjà du festin à venir, appelant le guerrier-fauve à ne pas trainer et à achever sa cible. Ce fut à ce moment que le guerrier se rendit compte qu’il n’était absolument pas maitre de ses gestes. Son interlocuteur ne lui ayant fondamentalement rien fait, il sut que c’était le Wòd qui guidait ses gestes et sa soif de combat. Il rapprocha le visage d’Amarok du sien.

Un conseil, tien toi éloigné de moi, dans l’état ou je suis actuellement tu pourrais être mon meilleur ami que je serai capable de t’attaquer sans la moindre retenue.


Puis, il jeta Amarok sur le côté, sans ménagement certes mais sans violence dans le geste, son but étant seulement de l’écarter. Puis Wulf commença à grogner de plus belle en s’agenouillant et en marmonnant des paroles dans un ancien langage. Il récitait un ancien rituel dans la vieille langue Asgardienne qu’il avait appris. Il récitait le code d’honneur des Nordiques et mettant son nom à la fin de chaque phrase, tout en tenant son casque sur lequel était apparu la rune de Tiwaz, symbolisant l’honneur, elle l’aidait à focaliser sa volonté. Alors qu’il continuait son incantation, son énergie semblait devenir de plus en plus agressive et sauvage et s’élevait autour de lui. Plus son énergie s’élevait plus la silhouette de Wulf semblait devenir bestiale jusqu’à ce que l’énergie atteigne son paroxysme, pour finalement retombé rapidement, comme si Wulf la forçait à revenir en lui. Au moment où l’Ulfark posa son casque, tout était redevenu calme. Wulf avait réussi à réprimer sa rage mais de peu. Il utilisait rarement le rituel qu’il venait d’accomplir car il était assez dangereux, s’il se trompait dans l’incantation ça n’aurait fait qu’amplifier sa fureur… et le rituel original devait normalement être effectué par une personne autre que le Berserker.
 
Finalement, Wulf se releva finalement, cette fois-ci maître de ses actions. Il se craqua le cou au passage et se tourna vers la branche de Niflheim son Harm toujours présent mais son agressivité avait nettement diminué.
 
-  Je suppose que je dois te présenter mes excuses pour mon comportement, mais tu n’es pas arrivé à un bon moment pour fraterniser avec un guerrier-fauve. Mais tu devrais déjà avoir compris cela si t’as déjà fréquenté l’un des miens.

Son ton, à défaut d’être amical, n’avait plus d’hostilité… et il ne grognait plus. La lueur dans son regard avait disparu en grande partie. Amarok venait d’être témoin d’un début de transe guerrière, ou en tout cas il s’en était fallu de pas grand-chose pour qu’il y assiste vraiment. Les sens de Wulf lui révélèrent d’ailleurs une autre présence pas loin de lui, mais il n’y prêta pas plus d’attention. 

hrp:
 
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Avr - 0:16
hrp:
 

Les choses évoluaient de manière amusante. L’un des deux Guerrier Divin que Loki avait repéré, se révélait être un guerrier fauve. Le Fourbe avait toujours considéré les Berzerkers comme des déchets inutiles vu leur manque de contrôle, des animaux tout juste bon à tenir compagnies aux morts.

Odin avait de l’affection pour eux et il était vrai qu’ils pouvaient se révéler utiles parfois, comme chair à canon par exemple mais généralement, ils causaient plus de problèmes qu’ils n’en réglaient.

Cette fois-ci ne fit pas exception. Le quasi animal s’attaque directement au second et vu la différence de puissance entre les deux, le Dieux crut que l’utilisation d’âme allait servir de diner. Mais non, le Berzerker sembla parvenir à se calmer et la chose était suffisamment remarquable pour que Loki s’intéresse encore plus à lui.

Bon d’accord, si le Fourbe se trouvait ici, c’était déjà pour lui. Il était l’un des porteurs d’une armure des Protecteurs et il devrait donc rejoindre ses Fléaux.

Le vieillard qu’il incarnait alors se leva de sa place et s’avança vers les deux guerriers. Il fit attention à bien paraitre usé par les années et marcha avec un semblait de difficulté. Lorsqu’il fut à porter de voix, il s’exprima d’un timbre chevrotant.

_ Vous êtes deux jeunes gens bien agités. Vos manières ne me semble guère civilisées, je pense qu’il va falloir travailler la dessus.

Loki s’avança d’Amarok et le fixa un instant.

_ Les conseils de ton ami sont à écouter : il vaut mieux se tenir éloigné de lui. Les légendes parlent souvent d’être tel que lui et ils n’apportent que le malheur.

Il s’éloigna du plus jeune des interlocuteurs et se frappa la tête, comme s’il venait de se souvenir d’une chose importante.

_ Ho mais où ai-je la tête, je ne me suis même pas présenté. Je suis Barnulf, le doyen de ce village. Qu’est-ce qui vous amène entre ses murs jeunes hommes ?



avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Avr - 21:52

Seulement deux pas, c’est tout ce que tu faires le jeune homme. Les esprits purent le prévenir et se placer devant lui, pensant pouvoir faire rempart à ce qui allait suivre. Amarok se tourna légèrement, juste assez pour voir une masse de fourrure sombre lui rentrer dedans. Le choc de l’impact contre le mur de la ville fut encore plus violent, arrachant un petit cri de douleur au guerrier. S’il n’avait pas eu son armure, il serait actuellement en miette. Le souffle de la bête était chaud sur son visage, mais il n’y avait pas cette odeur de charognard qu’avaient les carnivores. Le regard de la branche n’était pas un regard de défi ou de provocation, seulement celui d’un être peiné de voir ce que la folie pouvait faire aux hommes.

Le guerrier fauve prononça d’abord un mot que le jeune homme n’avait pas encore compris, avant de réaliser qu’il s’agissait de son nom. La puissance de Wulf était énorme, tellement plus que celle d’Amarok, qui n’était qu’un grain de sable pour lui. La puissance était à la fois semblable et différente de celle du guerrier que recherchait le jeune homme. La phrase qui suivit le déferlement de puissance ne pouvait convaincre l’inuit, il n’avait pas traversé le monde pour fuir devant le premier Asgardien lui demandant de le faire. Il n’avait pas envie de devenir comme tous les habitants des royaumes, rejetant les berzerkers pour ce qu’ils étaient capable de faire en mal et non pour ce qu’ils savaient faire de bien. Le guerrier se calma, laissant enfin le jeune homme respirer et lui fit des excuses.

- Tu n’as pas à t’excuser. Même si c’est la première fois que je vois un berzerker ainsi, je n’ai pas l’intention de vous blâmer pour ça… et encore moins vous fuir.

Son attitude était peut-être suicidaire, mais l’inuit ne lâcherait pas l’affaire aussi facile. Si lui fuyait, qui resterait ? Pourquoi les guerriers fauves devraient vivre une existence solitaire, pendant que les autres jouissaient du bonheur ?

- Mon offre tient toujours si tu veux.

Ce fut à cet instant que le vieil homme se décida à bouger, se déplaçant aussi vite que lui permettait son âge. Une fois assez proche, il parla aux deux guerriers, faisant ainsi le moral à Amarok. Bien sûr, le jeune homme avait un grand respect pour les anciens, mais il ne voulait pas pour autant que Wulf soit considéré comme un paria.

- Si sa malédiction vous inspire la crainte, vous ne devriez pas m’approcher non plus.

Les esprits prirent leur forme animale devant le vieil homme, révélant le lien qu’avaient les morts avec le jeune homme.

- Je suis Amarok, et mon ami et moi, nous sommes venus faire une pause chez vous. Même si, comme vous avez pu le voir, nous ne sommes pas d’accord sur l’établissement.

Amarok n’aimait pas mentir, mais il ne laisserait jamais un inconnu remettre en cause les guerriers du nord. Il espérait seulement que Wulf entrerait dans son jeu, histoire de ne pas se retrouver seul.
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Avr - 15:59
L’attitude d’Amarok laissait Wulf… perplexe. Il venait de l’attaquer, de prouver n’être guère plus qu’un simple fauve en liberté et pourtant, ce dernier semblait maintenir son invitation à boire un coup, plus que cela, il ne semblait même pas se préparer à une éventuelle nouvelle crise de la part de Wulf. Wulf se souvenait clairement l’avoir entendu évoqué un autre berserkir, il devait donc savoir à quel point ils étaient dangereux… spécialement dans son cas. Il observa son interlocuteur silencieusement, clignant rapidement des yeux comme s’il avait, pour utiliser un mot issu du Sud, « buggé ». À part ses frères d’armes, personne ne tenait une attitude aussi décontracté face à lui, du moins quand on connaissait ce qu’il était, et encore cela tenait autant de leur amitié que du fait qu’ils avaient la puissance nécessaire pour le maitriser le cas échéant. Peut-être l’avait-il cogné trop fort, ou que son interlocuteur n’avait simplement aucune notion du danger.
 
Après quelques instants de silence, où le guerrier-fauve s’interrogeait sur les motivations de l’inuit, il s’apprêta à prendre la parole pour décliner l’invitation. Pour lui, il était hors de question de pénétré dans une localité habitée sans absolue nécessité, il ne voulait pas courir le risque de céder au Wód dans ce genre d’endroit. Mais il fut interrompu par l’arrivée d’un vieil homme, ses sens lui avait déjà révélé sone existence, ainsi que celle de la majorité des individus habitants dans le village, mais il ne s’était nullement attendu à le voir s’approcher de sa position.
 
Si toi t’oses m’approcher Barnulf, en sachant ce que je suis, je ne suis pas sûr que tu offres le meilleur exemple aux propos que tu tiens.
 
Il se souvenait avoir déjà vu cet homme, il y avait quelques années, bien avant qu’il ne massacre son propre village. C’était à l’occasion d’un passage à Magnir en compagnie de Björn, celui qui lui avait appris à se battre, d’Erik, son meilleur ami et de quelques autres dans le but de revendre une partie de leur production. Il ne le connaissait que de vue mais il avait appris qu’il s’agissait d’un camarade de Björn de l’époque où il était dans la garde des Polaris mais en-dehors de cela, il ne savait pas grand-chose de lui. Et il espérait que ce dernier ne le reconnaitrait pas.
 
Mouais, enfin, à moins que tu ne connaisses une taverne qui accepte les types dans mon genre, je crois que je préférerai boire à l’extérieur.
 
En fait, Wulf savait parfaitement qu’aucune auberge ne serait fermé à un être comme lui. Il y avait beau exister certaines lois limitant les libertés des guerriers-fauves en villes, mais elles n’étaient que rarement respectées, du moins pas si les autorités ne disposaient pas de guerriers capables d’en remonter à un berserker, comme un guerrier divin par exemple, donc il pourrait choisir n’importe quelle auberge, personne n’oserait s’opposer à lui. Mais si, à l’époque où il portait encore la Rune de Hrungnir, il lui était arrivé de parfois aller boire un coup, maintenant que sa nature était exposée à la vue de tous il ne s’y risquait plus, même dans les quelques localités d’Asgard lui réservant encore un bon accueil.
 
- De tout façon, ne vous inquiéter pas, je suis peut-être à moitié fou, je n’en suis pas encore au point de ne plus avoir conscience de ce que je suis, si vous ne voulez pas de ma présence, je ne m’imposerai pas plus longtemps.


hrp:
 
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 6 Avr - 23:11
HRP:
 


_ Ô vous savez les enfants, à mon âge on ne craint plus grand-chose. Et surtout pas le grand méchant loup !

Le Doyen partit d’un petit rire afin de ponctuer son trait d’humour. Loki trouvait follement amusant le comportement du plus jeune des deux Guerriers Divin, celui qui se faisait appeler Amarok. Sa puissance n’était pas grande mais son esprit semblait être intéressant. Quant aux esprits qu’il manipulait, le Fourbe y voyait déjà un quelconque intérêt dans l’avenir.

_ Vous êtes tous deux des Guerriers Divin d’Asgard, nul doute là-dessus les garçons. Tu n’es pas obligé de faire l’étalage de tes pouvoirs devant moi jeune Amarok.

Le vieux visage affichait toujours un sourire sage mais en dedans, Loki cherchait une faille dans la carapace de Wulf. Il portait une armure qu’il avait réveillait, à ce titre il devait devenir un Fléau. Il s’approcha donc de lui, délaissant pour un moment le porteur de Branche.

_ J’ai vu beaucoup de chose étrange sur ces terres, mais ton armure m’est encore inconnue. Ce n’est pas l’armure de l’un des Servants mais pourtant elle parait étonnamment puissante. Pourrais-tu m’éclairer à son sujet ? Si Amarok désire toujours boire, vous pouvez me suivre à l’auberge. Vous y serez les bienvenues en ma compagnie.




avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Ven 7 Avr - 20:56

Le jeune homme écouta Barnulf, un peu amusait par le doyen. Le vieillard n’avait pas peur de Wulf, comme il n’avait pas peur de la mort, qu’il attendait peut être comme une vieille amie.

- Le grand méchant loup n’est pas vraiment une menace, sauf si l’on parle de Fenrir et ses enfants… en revanche, la torture me fait bien plus peur que la mort… souffrir pendant des heures, juste pour le bon plaisir de scientifiques… plus jamais !

Puis Barnulf s’avança jusqu’à la branche, son regard était étrange pour l’inuit, même si celui-ci le soupçonnait toujours d’être Odin déguisé en vieil homme. Les paroles qui suivirent furent bizarre aux oreilles du représentant de Nifheim. Il n’avait pas fait étalage de ces pouvoirs, seulement voulu montrer les esprits à l’homme. Esprits qui avaient tendance à faire peur au simple mortel d’habitude.

- Hum… si vous n’avez pas peur des esprits, cela veut dire que vous avez connu bien plus que ça. Je me demande bien qui vous pouviez être dans votre jeunesse.

Amarok ne voulait pas lancer comme ça sa théorie, ne voulant pas passer pour un simple d’esprit devant tout le monde, s’il se loupait. Le vieil homme décida ensuite d’inviter les deux asgardiens, essayant de faire venir le guerrier fauve.

- Tu vois Wulf, tu n’as aucune raison de refuser maintenant. En plus, j’aimerai bien connaître encore plus les rangs comment fonctionne l’ordre des guerriers du nord. Je pourrai demander à Dain, mais je préfère que ce soit l’un de mes frères qui m’en parle.

L’inuit attendit donc la réponse du guerrier, le voulant pour autant le forcer, surtout s’il avait peur de perdre le contrôle. Si seulement il savait comment l’aider, il le ferait. Il n’avait pas envie de laisser un frère dans la solitude, juste pour une malédiction. Même s’il n’allait pas le faire maintenant, la branche de Niflheim se jura d’interroger les esprits, ainsi que Frida, pour savoir s’il y avait une solution pour aider Wulf.

hrp:
 
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Ven 7 Avr - 22:27
Crois moi… Amarok c’est cela ? Il existe bien pire que la torture ou la mort. Bien que je ne sois pas sûr de ce qu’est un « scientifique ».
 
En disant cela, Wulf pensait évidement au tourment qui le hantait depuis son acte. Pour lui, le fait de savoir qu’il avait tué, même si ça avait été dans un instant de folie, tous les êtres auxquelles il tenait, de se repasser chaque nuit les images de ce massacre dans sa tête, impuissant était bien pire. Sans parler du parler de la peur qui ne le quittait pas d’un jour apprendre que sa folie avait causé la mort de l’un de ses frères d’armes ou d’une des personne qu’il avait juré de protégé. Il n’était même pas sûr que la mort puisse le libéré de ses remords.
 
Après avoir parlé à Amarok, le vieux Barnulf s’approcha de Wulf, s’intéressant à son armure. Cela laissa le guerrier-fauve dubitatif, le vieil homme avait beau probablement connaissance de l’apparence des armures des conquérants car il avait été garde pendant le conflit contre Athéna, il y a 30 ans, mais cela n’expliquait pas son intérêt pour la sienne, les protections sacrées n’ayant pas connu de porteurs récemment ce n’était pas ce qui manquait. Il fut encore plus surpris qu’il propose à Wulf d’entré et de le suivre dans l’auberge, alors que l’instant d’avant il mettait Amarok en garde contre ce qu’il était. Il n’était toujours pas convaincu que ce soit une bonne idée mais finis par céder quand Amarok le poussa à son tour à accepter.

- Je commence réellement à me demander si je suis bien le plus fou en ce lieu. Mais ce serait faire insulte à votre hospitalité que de refusé cette invitation donc soit.
 
Il prit son casque sous le bras et revêtit sa capuche d’ours. Puis il fouilla quelques instants dans sa besace pour en sortir un petit sachet qu’il tendit à Amarok avant qu’ils entrent dans le village.
 
- Tien prend ça. Il s’agit d’un petit mélange qu’on fait parfois de la d’où je viens, bien que pas à cette concentration. Si tu vois que je commence à perdre le contrôle de mes actes dans la taverne ou ailleurs jette moi le contenu de ce sachet à mon visage. Ça surchargera mes sens et me neutralisera pendant quelques secondes, le temps de faire évacuer les environs immédiats. Une fois cela fait, il sera de ton devoir de me retenir le temps que quelqu’un disposant de la force nécessaire arrive pour me neutraliser. Je ne réussirai pas à me calmer une deuxième fois comme j’ai fait tout à l’heure.
 
Il emboita ensuite le pas à Barnulf et entra dans le visage. Toute localité un tant soit peu importante à Midgard avait quelque chose de dépaysant dans les royaumes d’Yggdasils, de nombreux objets issus du Sud étant toujours présent, bien que le gros de la société Midgardienne restait dans les normes des traditions du Nord. Il pouvait voir des échoppes avec des sortes de panneaux clignotants pour attirer le regard, un forgeron disposant d’une machinerie dont le fonctionnement lui échappait pour l’aider dans son travail, faisant faire une partie de celui-ci par la machine elle-même, il sembla même à Wulf de voir un individu se promener avec l’un de ces tubes métalliques qui servaient d’armes dans le sud. Suivant leur guide, Wulf commença à leur conter ce qu’il savait de son armure.
 
- Pour être honnêtes avec vous, je ne connais pas grand-chose de l’armure que je porte, je sais seulement qu’elle représente l’Ulfark, la bête des dieux du nord, l’incarnations de leur colère incarner dans un mortel. Pour le reste, je ne l’ai trouvé il n’y a que quelques semaines. En vérité, elle m’a plutôt appelé, à l’époque je n’étais qu’une simple rune. Pour ton info Amarok, une rune est, avec les branches comme toi, le rang le plus bas dans la hiérarchie des guerriers divins. Les branches sont liées à l’un des neufs royaumes dont ils doivent assurer la protection et veiller sur ce les passages le reliant à son équivalent divin. Les runes ne sont pas liées à un territoire précis et leur rôle est de protéger les sujets des neufs royaumes, mais aussi d’être à leur écoutes pour relayer leurs demandes aux plus hautes instances. Au-dessus d’eux, il y a les éclats divins eux même supplanté par les 7 étoiles divines qui n’en réponde qu’aux dieux et à leur représentant. J’ignore totalement dans quel catégorie mon armure se trouve, je sais juste qu’elle n’a pas été porté depuis longtemps et que son dernier porteur était l’un de mes ancêtres, il y a près de mille ans.
 
Wulf passa volontairement sous silence les détails de comment il avait obtenu l’armure, ça ne lui semblait pas vraiment pertinent dans la conversation et en plus il n’avait aucune envie d’en parler.

hrp:
 
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Dim 9 Avr - 19:57

Loki laissa s’exprimer un petit rire devant l’interrogation qui concernant l’enveloppe qu’il habitait par Amarok. S’il savait qui il avait en face de lui, il y avait fort à parier que même la torture qu’il craignait semblerait une douce mélopée.

_ Je n’étais personne de bien important, juste un soldat qui a vu plus que sa part de bataille.

Incarné dans le vieil homme, le Fourbe pouvait avoir accès à tous ses souvenirs. Il avait la chance que ce vieillard ait été un soldat du palais durant sa jeunesse, son attitude ne pouvait que mieux s’expliquer.

Il précéda les deux guerriers d’un pas lent afin de bien simuler la vieillesse. Le village était proche et le bar où il comptait les conduire se trouvait en périphérie. Déjà son Harm divin était à l’œuvre pour transformer les lieux et la clientèle comme il le désirait.

_ Ne trainez pas voulez-vous, mes vieux os ont besoin d’un bon siège pour se reposer… Et d’une bonne pinte pour ne pas rouiller.

Alors que les deux Guerriers Divins le rejoignaient, Loki s’amusa à écouter les paroles de Wulf compter comment il avait hérité de l’armure de l’Ulfark. En conclusion, le guerrier ne savait rien sauf que l’armure l’avait appelé. Très bien, il était une ardoise vierge que le Fourbe pourrait former. Qu’un Berserker ait hérité de l’armure de l’armure de la bête primordiale était une étonnante ironie.

Le Dieu s’abstint de répondre tout de suite, il préférait attendre d’être dans un endroit plus sûr. La taverne qu’il avait choisie se présenta donc devant eux avec son enseigne clignotante invitant les visiteurs à entrer. « Isbryter », la briseuse de glace… C’était aussi le nom de la spécialité de l’établissement : un hydromel ambré mélangé avec différente herbes et épices qui seraient capables de protéger n’importe qui contre le froid. Barnulf pénétra dans la taverne sans attendre et se dirigea vers une table libre comme s’il était chez lui. La lumière était suffisamment tamisée pour ne pas blesser les yeux et une musique d’ambiance était diffusée par une sono placée au-dessus du bar.

_ Asseyez-vous mes amis, c’est moi qui régale. Je vous conseille la spécialité de la maison, il n’y a rien de meilleur dans tout Midgard ou dans les terres du sud.

Il fit un geste en direction de la serveuse afin qu’elle vienne prendre leur commande et, en attendant, il s’intéressa de nouveau à Wulf.

_ Ton histoire est surprenante. Ce type d’acquisition se produit plus généralement pour les Armures des Conquérants que pour des armures de plus faibles niveaux. Mais il est évident que ton armure n’en est pas une…

La serveuse vint prendre les commandes et après avoir noté sur son carnet, elle repartit pour les préparer.

_ Même si je ne suis pas un érudit, ton histoire me rappel une légende qui circulait lorsque j’étais jeune. Avez-vous entendu parlé des Armures des Protecteurs ?



avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Lun 10 Avr - 14:06

D’après les paroles de Wulf, il ne connaissait pas les scientifiques. Amarok en conclu que le guerrier n’avait surement pas ou peu quitté les terres du nord. La branche essaya donc de lui donner une définition, par rapport à son propre vécu, ayant également eu peu de contact avec le monde extérieur. Ce qui était plutôt ironique, quand on ne venait pas des terres du nord.

- Les scientifiques sont des types habillaient en blanc, qui s’amusent à faire des tests sur les éveillés. Du genre… électrochocs, neurotoxines… ils injectent un liquide qui provoque de violentes douleurs. Enfin, plein de petits trucs comme ça, qui les amusent beaucoup.

Finalement, après la supplique de Niflheim, Wulf accepta de venir avec eux jusqu’à la taverne. Mais avant d’avancer, il donna une besace au jeune homme, en lui expliquant à quoi elle devait servir.

- Bien, je ferai ce que tu me demandes. J’espère juste ne pas en avoir besoin.

Le groupe commença alors à entrer dans le village, Barnulf restant à l’arrière, avança au rythme de son âge. En respect pour l’ancien, Amarok lui proposa son aide, comme il le faisait à la matriarche de son village, quand elle venait le voir. En chemin, le guerrier fauve commença à expliquer comment il avait trouvé son armure, donnant des informations importante à l’inuit dans un même temps. Le jeune homme acquiesça comprenant où était sa place dans ce royaume.

- Je devrai donc retourner à Niflheim alors… je n’ai pas envie qu’un malheur s’abatte sur nous par ma faute…

Dain, l’esprit cerf s’approcha alors de l’oreille de son maître. Il lui glissa qu’aucun mortel, ni aucun guerrier n’oserait s’attaquer au royaume divin de Niflheim et qu’ils n’avaient aucune raison de venir aussi loin dans les terres du nord. Partiellement rassuré, l’inuit continua son chemin, jusqu’à tomber devant le bâtiment qui allait les accueillir pour la soirée. L’établissement était agréable et chaleureux, même s’il y faisait un peu trop chaud pour le guerrier, qui retira son armure, préférant ne pas paraître hostile aux habitants. Amarok suivi le vieil homme et s’installa à sa table, tout en regardant un peu partout autour de lui. Il n’avait pas vu cette taverne quand il était passé avec Frida, mais en même temps, il n’avait pas eu le temps de voir grand-chose, l’esprit de Midgard s’étant montré rapidement à lui. Faisant confiance au doyen, l’asgardien choisit de prendre la spécialité de la maison, avant de réécouter les paroles de l’ancien.

- Que sont les armures des Conquérants et celles des Protecteurs ? Ont-elles un rapport avec les étoiles divines dont parlait Wulf juste avant ?
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Lun 10 Avr - 20:52
Le guerrier-fauve ne comprit pas un mot de l’explication qu’Amarok lui fournit, il utilisait trop de terme dont il ignorait jusqu’à la signification. Il décida de se cantonné à résumé que scientifique devait être un synonyme moderne pour maître de torture.

-  Qui pourrait vouloir attaquer Niflheim ? Ce royaume n’a à la fois presqu’aucune richesse valant la peine qu’on se batte pour et en plus la brume qui recouvre ces terres est juste un immense piège.


Il ne tenait pas à insulter Amarok en disant cela, mais peu de gens dans le nord avait beaucoup d’estime pour le royaume de Niflheim. Il s’agissait d’un endroit perdu où tous ceux qui espérait échappé à la justice allaient se réfugier là-bas, si bien que le crime devenait la norme. Mais au moins, il fallait dire que cela permettait une certaine sécurité face aux invasions étrangères, sans compter que les habitants savaient parfaitement tirer parti de la brume pour perdre et harceler leurs adversaires. Par contre, il fallait reconnaitre que lors de la dernière guerre, les armées de Hèl avaient prélevé un lourd tribut dans la population de ce royaume.
 
Il entra dans la taverne à la suite des deux autres, baissant a tête pour ne pas se cogner sur la charpente de l’entrée. Autour de lui, de nombreuses informations sensorielles assaillir le sens surdéveloppé de Wulf. Les odeurs des boissons et des épices, les conversations des clients, ses yeux voyaient mille détails autours de lui que auxquels la plupart des gens ne feraient même pas attention… l’un des premiers points qui le marqua fut l’absence totale de rongeur dans l’établissement, alors que dans toutes les tavernes qu’il avait fréquentées, il y avait toujours au moins une famille de rats ou apparentés qui profitait des miettes des repas des clients. Peut-être que les Midgardiens avaient trouvé une parade plus efficace que les chats.

Il s’installa à la table que Barnulf choisit et retira les gantelets de son armure qu’il posa à côté de son casque, cela lui faciliterait le maniement des cornes ou des chopes. Il fut assez tenté par la spécialité mais il regarda un instant sa main droite, l’ouvrant et la refermant plusieurs fois. Il voyait parfaitement la puissance qui habitait sa poigne aujourd’hui, tout comme il voyait ce qui avait été ses ongles, transformé en quelques chose qui ressemblait plus à des griffes. Pour lui, il ne faisait aucun doute que même sans les griffes de son armure, il serait capable d’ouvrir la gorge d’un homme sans soucis.

- Je crois que je me contenterai de l’eau, ou alors d’un lait de chèvre. J’ai l’alcool assez… violent.
 
Il réajustât sa capuche sur son crâne pour cacher en partie son regard, sa simple présence mettait déjà assez mal à l’aise la clientèle pour que ces derniers n’aient pas non plus à affronter son regard, un regard qui, par moment montrait clairement sa folie aux yeux de tous. Il écouta les réflexions de Barnulf, poussant une sorte de soupir à l’évocation des armures des protecteurs.

Désolé de te couper Barnulf, mais les armures des protecteurs sont une vieille histoire, mais on n’est même pas sûr qu’elles existent. Amarok, pour faire simples, les 7 armures des Conquérants sont les étoiles divines dont je te parlais, ce sont les armures que portent les plus grand guerriers d’Asgard. Quant à celle des protecteurs… ce serait une série d’armure créer en même temps que celle des conquérants… mais hormis quelques vieilles légendes, on n’a pas la moindre trace de si elles ont déjà été portés, ou même si elles ont existé. Depuis des siècles, il y a toujours eu des curieux pour les chercher mais toujours en vain. Personnellement, je ne crois pas qu’elles existent. À mon avis, cette armure doit être un éclat divin oublié mais c’est tout. Le Père de Tout n’a pas montrer d’intérêt spéciale pour mon armure quand j’ai répondu à sa convocation, ça ne doit donc pas être une armure pouvant rivaliser avec celles des étoiles divines.

Pendant qu'il parlait, le rubis de sa ceinture recommença à légèrement briller d'une lumière interne et écarlate, comme remplis de sang.
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Mar 11 Avr - 23:36

La serveuse avait ramené les commandes des trois hommes et Barnulf se saisit de la chope d’hydromel qu’il avait demandé. Il en but une longue rasade et ne put retenir un fort rôt à la suite.

_ Haaaaa… Il n’y a rien de meilleur que ce breuvage. Tu ne devrais pas t’empêcher de gouter au plaisir Wulf, ça ne fait que renforcer ta sauvagerie.

Le Fourbe reprit une gorgée mais bien moins grande que la première. Amarok semblait n’avoir que peu de connaissance dans les ordres d’Asgard, c’était aussi une bonne chose. Wulf, de son côté, semblait connaitre ses classiques mais il avait été conditionné par une vie normé. Loki devrait lui faire oublier ce qu’il savait.

_ Vous avez tant à apprendre les enfants. Tu as raison sur un point Wulf : les armures des Conquérants sont les Etoiles Divines. Mais leur histoire est bien plus ancienne que tous ce que tu peux imaginer. Durant ma jeunesse, j’ai eu accès à la bibliothèque du palais des Polaris et j’ai pu apprendre beaucoup de chose au sujet des armures des Guerriers Divins d’Asgard.

Tout d’abord, la création des sept armures des Conquérants remontent à l’aube des temps. À une époque où le continent de Mü était encore émergé. Ce continent regroupait une race d’homme douée de pouvoirs surnaturels, notamment dans la forge. La Déesse Athéna leur demanda de lui créer des armures aux pouvoirs incommensurables afin de pouvoir lutter contre ses ennemis. À cette époque, Odin et Athéna étaient alliés. Certains disaient même qu’ils étaient amants mais c’est une autre histoire. Quoi qu’il en soit, afin de sceller un pacte d’amitié durable entre les deux panthéons, la Déesse de la Guerre Grecque demanda à ce que soit forgé une série de sept armures selon les désirs qu’auraient le Divin Père de Tous. Notre vénéré Odin, transmis ses demandes aux forgerons et ainsi naquirent les sept Armures des Conquérants d’Asgard.

Afin de les rendre encore plus unique, le Dieu y intégra des morceaux d’une gemme à laquelle il tenait par-dessus tout : le Saphir d’Odin. Ces pierres auraient des particularités uniques et renforceraient encore plus la solidité des armures. Pour certains, cette histoire est un mythe et ils préfèrent penser que les armures ont été forgées par Völund, le divin Forgeron mais, pour ma part, je suis persuadé que la légende est vraie.


Loki fit une pause et but une nouvelle gorgée de sa chope.

_ Des millénaires plus tard, d’autres armures virent le jour en Asgard. Les nains forgèrent les Branches d’Yggdrasil et les Runes Antiques, tandis que les différents Dieux de notre panthéon sacrifièrent leurs animaux préférés pour donner vie aux Éclats Divins.

Mais ce que beaucoup ignorent ou que tout comme toi Wulf, considèrent comme des sornettes, est l’existence d’un autre groupe d’armure qui font parties des Etoiles Divines, tout comme les armures des Conquérants.

Alors que tous s’émerveillaient de la qualité des armures forgées par les Müviens, Völund se sentit trahit par Odin. La logique aurait voulu qu’il lui demande de créer les armes de ses guerriers au lieu de s’adresser à des étrangers. Il décida donc de prouver qu’il était tout autant, voire plus, capable de forger des armures. Conservant la logique voulut par Odin de lier chaque armure à une étoile de la grande ourse, il façonna sept armures à son tour. La qualité de ses créations ne pouvait pâlir d’une comparaison avec celles qui existaient déjà et afin de les rendre tout aussi unique, il y incorpora une gemme admirée par Odin lui-même : le Rubis d’Odin. Ces armures prirent le nom d’armures des Protecteurs en opposition des Conquérantes car le forgeron des Ases les avaient conçu dans l’unique but des protéger les neufs royaumes.


Le Dieu fit une nouvelle pause et, le regard enfiévré, il désigna la ceinture de l’armure de Wulf.

_ Voyez comme la pierre à ta ceinture brille d’un éclat écarlate ! C’est bien la preuve qu’il s’agit d’une armure de Protecteur. Une des quatorze Etoiles Divines !



avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Mer 12 Avr - 17:04

L’inuit eu un léger pincement en entendant les paroles de son camarade. Certes on ne trouvait pas grand-chose à Niflheim, mais la terre devait être protégée.

- Oui, il n’y a pas de richesse, mais il y a des vies qui s’y trouvent tout de même. Et puisqu’il s’agit d’un royaume entre la vie et la mort, il serait facile pour un shaman d’y invoquer les morts. Aimerais tu vraiment que je laisse faire une telle chose ?

Le jeune homme n’avait pas vraiment attendu de réponse, comprenant que Wulf ne l’insultait pas vraiment. Mais Amarok voulait lui faire comprendre qu’il n’allait pas laisser quelqu’un mourir ainsi.

Ne sachant quoi dire sur le sujet en question, l’inuit se contenta d’écouter le vieil homme. Quand la boisson arriva enfin, la branche goûta d’abord quelques gorgées, avant de boire bien plus. Il trouvait que l’hydromel était excellent, bien plus fort que ce qu’il avait déjà bu jusqu’à maintenant, disloquant une partie des liens qu’il avait avec ses esprits. Il allait profiter de la soirée, mais ne recommencerait pas avant un moment, pour ne pas perdre le peu de défense qu’il avait. La pièce tournait légèrement, obligeant le guerrier à se concentrer d’avantage, cherchant à suivre la conversation comme il le pouvait.

- Il y aurait donc quatorze grands guerriers d’Odin, portant saphirs et rubis ?

Le jeune homme secoua un peu la tête pour se remettre les idées en place, afin de pouvoir continuer.

- Autant, les armures créées par Völund sont faites pour protéger, comme leur nom l’indique, ce qui est fort utile pour notre nation. Surtout s’ils offrent une force de frappe bien supérieure aux autres armures créées par les nains et les dieux. Mais…

Le jeune homme dû une nouvelle fois chasser les effets de l’alcool. Vraiment plus jamais un tel breuvage.

- Pourquoi les conquérants ? Odin a-t-il pour ambition de renverser les autres dieux ? Je sais que je ne connais pas grand-chose aux royaumes du nord, mais j’en connais encore moins sur le monde extérieur. Vous avez parlé d’Athéna, comme étant une déesse de la guerre. Avaient-ils l’intention de s’allier pour renverser deux panthéons ?

hrp:
 
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 13 Avr - 11:10
Wulf écouta tranquillement l’histoire de Barnulf, se demandant comment il connaissait tous ces détails. Bien que le savoir renfermé dans les bibliothèques des Polaris devait être conséquent, il était surpris qu’un simple garde y ait accès comme cela. En Asgard, comme dans l’essentiel des neufs Royaumes, le gros de la culture restait dans la tradition orale bien que presque tous les jeunes apprenaient à présent à lire et à écrire relativement tôt, la culture écrite restait une activité plutôt prisée par la noblesse (plus de temps, de moyens et surtout de goût pour ce genre de chose). Wulf avait pour sa part appris à lire et écrire assez tard, mais son village était un endroit très isolé et bien plus bloqué dans le passé que le reste d’Asgard, pourtant déjà très traditionnaliste, il n’était donc pas une référence. Peut-être que ce genre de détails étaient beaucoup plus documenté que ce que la mémoire des scaldes pouvait retenir, qu’en savait-il au fond ?

Buvant une grande lampée de son lait de chèvre, les révélations que fit le vieil homme furent d’une tel ampleur que de surprise, le guerrier-fauve avala de travers. Il recracha d’un coup tout le liquide qu’il venait d’ingurgiter, éclaboussant tout son environnement au passage. Il fut ensuite pris par une violente quinte de toux. Alors qu’il reprenait son souffle, Wulf commença à réfléchir à ce qu’il venait d’entendre… il n’arrivait pas à croire cette histoire, comment les armures des plus grand protecteurs d’Asgard pouvaient-elles être le travail d’étrangers ? Même ceux du continent de Mû, l’un des royaumes légendaires, à l’égale de ceux d’Asgard et de l’Atlantide… les scaldes étaient pourtant claire sur le fait qu’il s’agissait du travail de Volund, le forgeron des dieux.

Une fois qu’il eut finis de reprendre son souffle, il se tourna vers Amarok pour répondre à sa question.

Ces armures sont nommées comme cela car leurs premiers porteurs furent les guerriers choisis par le Père de Tout parmi ses meilleurs champions mortels, ceux qui avaient contribuer l’unification des neufs royaumes sous la protection d’Asgard. Et aussi probablement car notre peuple ses toujours vu comme un peuple de conquérant, pas tant par l’étendue des territoires que nous dominions mais aussi car la fureur de nos guerriers étaient craintes de tous et qui nous même ne nous soumettions à aucunes lois autres que les nôtres.
 
Il se leva alors et se tourna vers Barnulf, le jaugeant de toute sa hauteur, la flamme du Wòd brillant intensément dans son regard. Il avait du respect pour le vieil homme, mais ce dernier remettait en question beaucoup de point de l’histoire du nord sur lequel les Asgardiens pouvaient se montrer particulièrement chatouilleux et surtout, certains de ses propos n’étaient pas loin de sonné comme une critique envers le Seigneur des Ases et des Vanes. Il était un guerrier-fauve et un asgardien, et en tant que tel, sa loyauté était naturellement acquise à Odin, le maître des Berserkirs et protecteur de sa terre natale.
 

-  Ton histoire reste de simple rumeur, je suis sûr de ne pas être le seul éclat à posséder une décoration de ce genre et ton histoire reste pour moi une simple rumeur qui va à l’encontre de tout ce que j’ai entendu sur l’histoire des Guerriers Divins jusqu’à maintenant. Même si je t’accorde que ton histoire n’est pas invraisemblable sur de nombreux points, Barnulf, il y a néanmoins une question à laquelle elle ne répond pas et qui me parait primordiale. Pourquoi ? Pourquoi les armures des protecteurs, si elles étaient l’œuvre de Volund lui-même, contrairement aux armures des Conquérants, selon tes dires, y a-t-il si peu de trace de leur existence ou de leurs porteurs ? Pourquoi le travail d’artisans mortels et étranger à notre peuple aurait-il été préféré par les dieux à celui d'un dieu et l’un des leurs en plus, alors que tu nous racontes qu’elles n’avaient pas à craindre la comparaison ?
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Mar 18 Avr - 23:32

Les paroles de Loki avaient eu le mérite d’attirer l’attention des deux guerriers. Wulf fut naturellement le plus choqué des deux suite aux révélations faites.

Profitant de l’inattention des guerriers, le Fourbe laissa son Harm se diffuser de manière imperceptible dans l’auberge. Sans que personnes ne s’en rende vraiment compte, le Dieu transforma les lieux. La lumière se fit plus sombre alors que la musique ambiante devint nettement plus enivrante. Les autres consommateurs semblèrent sombrer dans une sorte de léthargie hypnotique : leurs mouvements se faisaient plus lent, leurs paroles moins compréhensibles…

Loki écouta les explications que délivrait le Berserker suite aux questions d’Amarok et il fut satisfait de voir l’étendu des connaissances de Wulf. Une autre source de satisfaction, était l’ignorance de la Branche sur l’histoire d’Asgard et des royaumes. Il était presque une page blanche et cela était on ne peut plus plaisant.

Lorsque le Fléau qui s’ignorait ainsi se leva d’un air menaçant, Barnulf ne fit pas un geste. Il se laissa observer, son Harm continuant son œuvre sans que les guerriers ne puissent s’en apercevoir. La taverne ne ressemblait plus du tout à ce qu’elle avait été lorsqu’ils y avaient pénétré mais tant que Loki ne le tolérerait pas, les guerriers ne verraient rien de différent.

Le corps de vieillard souriait à mesure que les paroles de Wulf résonnaient près de lui. Il était parvenu à jeter le trouble dans son esprit déjà brouillé de guerrier fauve, maintenant il lui faudrait allumer l’étincelle qui lui permettrait de l’enrôler.

_ Les rumeurs sont bien souvent les sources les plus sûres de savoir jeune guerrier. Amarok connait peu de chose sur notre histoire et pourtant, il ne semble pas juger mes révélations comme fausses. Pourquoi toi, le fais-tu ? Tes connaissances te force à ne pas me croire alors que la logique voudrait l’inverse.
Pourquoi les armures des Protecteurs sont si secrètes ? Il y a plusieurs raisons à cela. La première et la plus évidente est que Volund les a forgées sans l’accord d’Odin et qu’il est fort probable que cela n’est pas plus à sa Divinité.
La seconde raison est plus obscure. Alors que le forgeron terminait ses œuvres en y insérant les Rubis d’Odin, un autre Dieu se manifesta subrepticement. Il lia, par la magie qui était la sienne, les rubis à un instrument de malheur pour tout possesseur. Alors que les Saphirs enchâssés dans les Armures des Conquérants permettaient de libérer Balmung et l’armure d’Odin, la possession de tous les Rubis libéreraient la malédiction des Ases. Nul ne sait réellement pourquoi ce Dieu a fait ceci, peut être voulait-il seulement s’amuser au dépend de Volund. Quoi qu’il en soit, lorsque le Forgeron divin présenta ses œuvres à Odin, le Père de Toutes Choses ressenti le danger que représentait les Rubis et ordonna que les Armures des Protecteurs soient emprisonnées à jamais. A contre cœur, Volund n’eut d’autre choix que d’obéir et cacha les armures là où personne ne pourrait les libérer.


Loki fit une pause pour ménager son effet et but une nouvelle gorgée de sa chope.

_ Mais même un Dieu ne peut envisager tous les évènements possibles et celui qui avait celer le destin de ces armures passa des siècles à les rechercher pour parvenir à ses fins. Récemment, la rumeur dit qu’il y est enfin parvenu et que les Armures des Protecteurs sont enfin libres et à la recherche de porteurs.

Barnulf repoussa sa chope et se leva, faisant face aux deux guerriers.

_ Dites mois jeunes gens, seriez-vous capable de deviner qui est le Dieu qui fut derrière tout cela ?
avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 20 Avr - 12:15
L’inuit ne fut pas heureux de se faire arroser par son voisin, mais il n’était pas énervé pour autant. Visiblement, quelque chose l’avait choqué dans les paroles du vieil homme. La douche eu au moins l’effet de réveiller les sens du guerrier, qui put retrouver sa connexion avec les esprits. Dain intervint directement pour réprimander son maître, qui ne devait plus perdre cette connexion. La branche repoussa donc doucement la chope, pour ne pas vider la seconde moitié de breuvage.

* Vous savez pourquoi Wulf a réagi ainsi ?*

Le cerf lui donna quelques hypothèses, que le jeune homme analysa, tout en écoutant le guerrier-fauve donner des explications sur les armures. Même s’il venait d’un peuple pacifique se nourrissant de ce que lui offrait la nature, Amarok comprenait ce que voulait lui dire son confrère. Il se rappelait d’une vieille histoire que lui racontait la matriarche, de guerriers inuits traversant les pleines enneigées pour piller les villages du sud. Mais il s’agissait là d’une veille époque que même les plus anciens n’avaient pas connue, une époque où les hommes blancs venus d’Europe restaient encore sur leur continent, subissant visiblement le pillage des guerriers du nord. S’il avait bien compris, les asgardiens n’étaient pas si différent que son peuple, même si la modernité actuelle du bar lui prouvait le contraire.

Wulf se leva alors, une drôle de lueur dans le regard. Niflheim ne comprenait pas cette attitude, lui qui n’aurait jamais osé défier un ainé ainsi. Il posa sa main sur le sac que lui avait donné le guerrier-fauve plus tôt, se préparant au pire des scénarios. Il l’interrogea alors, ne comprenant pas comment des mortels pouvaient faire un aussi bon travail qu’un dieu. Amarok comprenait son questionnement, lui qui ne pensait pas qu’il était possible d’utiliser une puissance colossale avant de venir dans les terres du nord. Aux premières paroles que prononça Barnulf pour répondre au berzerker, le jeune homme intervint.

- C’est justement parce que je ne connais rien, que je ne peux pas trouver vos arguments faux. Il y a encore quelques semaines, je ne pensai pas pouvoir utiliser les esprits comme un moyen de me défendre ou de me battre. J’essaie donc de garder l’esprit le plus large possible, quiet à croire en quelque chose de faux, jusqu’à ce qu’on me prouve que c’est faux.

La suite des paroles du vieil homme fut plus sombre. Les armures des protecteurs avaient étés cachés, car un autre dieu les avait maudites. Amarok chercha dans sa mémoire qui aurait pu faire une telle chose, qui dans les divinités nordiques adoraient jouer avec les autres ainsi. Mais rien ne lui vint, le peu de connaissance qu’il possédait ne lui permettait pas donner un nom. En revanche, il avait entendu Hraes parler d’un dieu fourbe avec le premier guerrier d’Odin qu’il avait croisé.

- Je n’ai pas de nom, mais je crois qu’il y a un dieu fourbe chez les asgardiens.
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 20 Avr - 18:41
Wulf écouta les paroles de Barnulf à son questionnement. Quelque chose le dérangeait, comment ce vieil homme pouvait connaitre ce genre de détail ? Au fur et à mesure que Barnulf livrait des informations, les mains de Wulf se refermèrent sur la table, exerçant une pression de plus en plus forte, au point que des fissures commençaient à apparaitre autour de la zone qu’il tenait. Il ignorait pourquoi, mais quelque chose dans l’histoire qui leur était compter l’énervait. Était-ce le propos de ce vieil homme qui semblait insulté l’histoire de d’Asgard par ses affirmations ? Était-ce ce vieil homme dont le savoir lui paraissait suspect ? Ou alors était-ce cette impression de dout qui commençait à s’éveillé en lui ? Qu’importait la raison, il sentait que sa fureur refaisait surface à chacun des mots que prononçait leur interlocuteur.
 
Il avait conservé un silence pesant, son regard ne lâchant pas Barnulf, détaillant le doyen pour repérer des détails qui pourrait lui révéler son mensonge, ou sa duplicité… mais rien sur le visage ou dans les actions du vieil homme ne semblait pouvoir aller dans ce sens. Mais le guerrier-fauve ne pouvait se départir du sentiment que ce Barnulf s’amusait à ses dépens, le sourire sur le visage du vieil homme semblait confirmé son observation.
 
Finalement, Barnulf posa une question, une question à laquelle l’Ulfark était presque déjà sûr de connaitre la réponse, un seul dieu avait les capacités et la malice nécessaire pour faire ce genre de chose à son sens. En entendant la réponse d’Amarok, il en était quasiment sûr, il dit alors ce nom à voix basse, le regard fixé sur la lourde table de chêne, relâchant soudainement la pression qu'il exerçait. Son corps sembla se détendre quelque peu.

-  Le fourbe… Loki…
 
Rien qu’à l’énoncé de ce nom, de nombreuses choses se bousculèrent dans la tête de Wulf. Contrairement à de nombreux Asgardiens, Wulf n’avait ni haine ni amour pour le dieu du feu et des mensonges, il n’appréciait pas ses méthodes mais les légendes prouvaient qu’il n’était pas spécialement un ennemi des Royaumes du Nords. Pour le guerrier-fauve, Loki était un élément perturbateur nécessaire, un être qui semait le chaos pour forcer les 9 royaumes à toujours rester vigilant et à ne jamais faiblir. Mais s’il n’avait pas de haine spéciale pour ce dieu, il se défiait de lui. Son regard se porta alors soudainement sur Barnulf, comme si quelque chose s’était révélé à lui. Après un léger instant de flottement, Wulf explosit d’un coup.
 
- JOTUNBLÙT !!!!!!!!!!
 
En poussant son juron, la fureur de Wulf s’exprima brutalement. Ses deux soulevèrent d’un coup la table à laquelle ils étaient attablés, une lourde table qui nécessitaient généralement plusieurs hommes pour la soulever. Puis la jeta au travers la pièce pour l’envoyé se fracasser violement contre un mur. Dans son regard, la lueur produite par le Wòd s’était transformer en un intense brasier qui donnait à son regard quelque chose de sauvage et inquiétant, portant une promesse de violence sur quiconque se mettrait sur sa route. Ses lèvres se retroussèrent brièvement alors qu’un grognement sortait de sa gorge, révélant des canines plus proéminentes que celle de la plupart des hommes.

Si ce que tu dis Barnulf, ou qui que tu sois réellement, si ce que tu dis à le moindre fond de vérité alors je dois en informer directement le Père de Tout… et au passage, j’aurai quelques questions auxquels il aura intérêt à me donner des réponses !! Par contre, si je découvre que tu as mentis Barnulf, je te traînerai moi-même devant notre souverain pour que tu t'expliques.

Wulf fit alors volte-face, élevant légèrement son Hamr, il revêtit les pièce manquante de son armure avant de se diriger d’un pas rapide en direction de la sortie de la taverne, sa simple présence suffisant à écarter de sa route tous ceux qui le séparait de la porte.

hrp:
 
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Dim 23 Avr - 22:43

Le coup d’éclat de Wulf était prévisible. Le Berserker laissa sa colère exploser et leur table en paya le prix. Malgré cette vraisemblance, le Fourbe ne pouvait se permettre de le laisser partir.

Alors que le guerrier fauve s’approchait de la porte, Loki laissa son illusion se dissiper et augmenta son Harm divin de manière conséquente. La porte disparue avant même que la main de Wulf ne put la pousser et la taverne n’avait plus rien d’un lieu accueillant. Les hommes attablés ne ressemblaient qu’à des pantins sans âmes qui continuaient éternellement les mêmes mouvements mécaniquement. La musique qui jusque-là était enjouée, n’était plus qu’une succession de sons inaudibles et désaccordés. La seule réelle lumière qui régnait désormais se trouvait au-dessus du Dieu.

La table que Wulf venait de briser se reconstitua en un instant devant Loki qui prit le temps de se rasseoir. Sur le meuble, apparut comme par magie de nombreux mets fumants et trois chopes remplies. Loki regarda Amarok droit dans les yeux.

_ Oui jeune Ase, tu es encore une page blanche qui a tout à apprendre. C’est pour cela que tu es si intéressant. Ton pouvoir latent ne demande qu’à être élevé et je peux t’y aider.

Le Fourbe fit un geste de la main et une étincelle resplendie afin d’attirer l’attention de Wulf.

_ Pourquoi vouloir voir cela avec le vieillard ? Tu doutes trop Wulf. Tu doutes de toi-même et cela te pousse à douter de ce qui t’es révélé. La véritable question que tu aurais dû poser : pourquoi un Dieu se serait amusé à sceller dans des armures un objet qu’il convoitait… Et la réponse peut être multiple mais tu n’aurais les versions que si tu retrouves ton calme et revient à table, tu pourras aussi peut-être découvrir qu’elle est cette armure que tu portes... De toute façon, tu n’as nul façon de quitter ce lieu et tu pourras user de Wod autant que tu veux ici, tu ne feras que te blesser toi-même.

Loki se saisit de sa chope et fit mine de trinquer à l’encontre du guerrier avant de boire.

_ Amarok, tu es quelqu’un que j’apprécie. Si ton pouvoir avait été plus grand, tu porterais une armure comme celle de ton compagnon. Serais-tu intéressé pour gagner en puissance ?

Le visage de vieillard que Loki arborait, affichait un franc sourire.

_ Si j’ai choisi Wulf pour revêtir une armure des Protecteurs, c’est que son pouvoir était digne des élus ancestraux d’Odin mais qu’il n’aurait jamais été reconnu comme tel. Alfadir ne s’est pas reconnaitre la véritable valeur des êtres, il devient sénile à mon avis. Mais moi, je ne suis pas comme lui. Je ne rechigne pas à bien m’entourer pour la seule raison que les gens sont différents. Je suis le plus à même de reconnaitre l’intérêt des particularités de chacun… Asseyez-vous donc de nouveau si vous souhaitez devenir plus que ce que vous êtes, sinon… Nous verrons le sinon plus tard.



avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Mar 25 Avr - 23:13
Amarok ne put que regarder la table voler à travers la pièce. Il ne comprenait pas ce qui se passait, ni la colère qu’était en train de piquer Wulf. En revanche, il enregistra le nom de Loki, le dieu fourbe qui se serait approprié les armures des protecteurs. Le guerrier-fauve lança ensuite des accusations au vieil homme. Parce que oui, les Ases ne font pas que du lancer de table pour les JO. Si seulement le jeune homme avait eu la force de lutter, il aurait peut-être pu calmer le guerrier, mais il n’en était pas capable, il était beaucoup trop faible.

L’inuit était prêt à suivre Wulf, pour essayer de le raisonner, de lui demander de faire demi-tour afin de faire ses excuses à Barnulf. Même si les paroles de l’homme ne plaisaient pas à l’asgardien, il restait son aîné et on devait lui témoigner le respect qui lui était dû. Sauf qu’il n’eut pas le temps de s’exécuter, la pièce commençant à changer, comme un épais brouillard. La taverne qui était gaie et bruyante il y a quelques minutes, était maintenant sordide et calme. La table venait de reprendre sa place, comme si elle n’avait pas bougé d’un pouce. Plus aucune âme n’était ici, seulement des pantins. Comment le maître des esprits avait-il put se faire duper ainsi, comment n’avait-il pas senti cette pièce remplie de coquilles vides. Son regard se tourna vers le vieil homme, la curiosité ayant laissa place à la peur. Jamais il n’avait été trompé à ce point et pour la première fois de sa vie, il venait de perdre sa joie habituelle. Les paroles de celui qui se trouvait devant Amarok étaient frappantes. Il lui promettait de devenir plus fort et il était prêt à le croire sur parole.

- Comment ?Prononça le jeune homme d’une voix tremblante.

Il savait qu’il n’avait pas affaire à un simple mortel devant lui, mais ses connaissances n’étaient vraiment pas assez élevées pour connaître le panthéon asgardien. Pourtant, au fond de lui, une petite voix lui murmurait la réponse à sa question. Il savait qui été devant, sans pouvoir prononcer son nom. Le dieu parla à nouveau à Wulf, lui faisant comprendre qu’il ne pourrait pas sortir sans l’accord de celui-ci. Quelque chose dans sa voix indiquait qu’il ne mentait pas et qu’il ne faudrait pas jouer avec lui. Le vieil homme trinqua dans le vide, avant de retourner sur l’inuit, qui ne pouvait s’empêcher d’avoir peur.

- Je… vous avez réussi à me tromper si facilement… alors que je suis capable de sentir les âmes à des kilomètres. Personne ne pourrait mourir dans ce village et ceux alentours, sans que je ne m’en rende compte. Mais vous… vous avez réussi à me faire croire que la pièce était pleine de vivants et non de pantin. Alors oui, si vous pouvez me rendre plus fort, je suis prêt à vous suivre.

Amarok jeta un nouveau regard vers Wulf. Il ne connaissait pas les films X-men, mais il se sentait comme certains des personnages, partagés entre suivre le professeur Xavier ou Magneto. S’il avait un peu suivi les différents cours rapide que lui avait donné Dain, aucun dieu, même Loki, n’était mauvais. Ils ne faisaient que suivre l’ordre naturel des évènements, jusqu’au jour du Ragnarok ou chacun choisirait son camp. Les seuls véritables ennemis étaient les différentes tribus de géants, qui voulaient conquérir les autres royaumes. Alors, prenant la décision qui lui paraissait la plus juste actuellement, et qui lui garantissait la vie sauve, la branche de Niflheim se rassit à sa place, se demandant même si le contenu de la chope était acceptable, tout comme le repas qu'il avait devant lui.
avatar
WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
Fléau de l'Ulfark | Modérateur

Date d'inscription : 31/01/2014
Nombre de messages : 723
Age : 24

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 27 Avr - 0:34
Alors qu’il s’apprêtait à sortir de l’auberge, la porte de cette dernière disparut devant et toute l’auberge se modifia autour d’eux. Directement, les instincts guerriers de l’Asgardiens s’éveillèrent et il se mit en position pour combattre, prêt à réduire en miette tout ce qui se présentait à lui. Mais rien ne vint, tout autour d’eux, l’illusion avait cessé de faire effet, et la vision était franchement… glauque… à moins que ce fût cela l’illusion.
 
Alors que Loki commençait à parler, Wulf ne prêta pas attention à ses paroles, il n’en avait pas besoin pour deviner qui était réellement Barnulf. Il concentra sa puissance pour frapper à l’endroit où se trouvait avant la porte, pour tenter de briser ce qui lui faisait face et frappa encore et encore. Jusqu’à ce que Loki décidât d’attirer son attention, il se retourna vers lui et Amarok en poussant un véritable grognement animale, lourd en menace restant éloigné dans les ombres. Alors qu’il écoutait les propositions du fourbe, une seule envie l’envahissait de tout son être, relâcher son Wòd, le laisser se déchainer pour s’attaquer à tout ce qui était présent en ces lieux, qu’importe s’il s’agissait de la dernière chose qu’il faisait. En même temps, tous ses sens sondaient les lieux pour trouver une faille à exploiter. Le respect qu’il avait eu pour Amarok s’envola au moment où ce dernier accepta de se soumettre à Loki. L’avait-il fait par désir de puissance ? En espérant assurer sa survie en se soumettant ? qu’importe la raison, il s’agissait des deux attitudes que Wulf méprisait, la première de par son histoire personnelle, la seconde de par son éducation Asgardiennne.  L’autre chose qui lui déplaisait fut l’idée qu’il aurait pu avoir reçu cette armure sur la volonté du Fourbe, était-il déjà sa marionnette ? Le guerrier-auve regarda alors le heaume de son armure, puis le jeta violemment à terre avant de cracher de mépris.
 
- Je ne sais pas ce que tu espères de moi Loki, mais il te faudra plus qu’une illusion pour me forcer à renier le Père de Tout. Je suis peut-être fou, je suis peut-être un paria sur ces terres à cause du danger que je représente, mais je suis encore assez lucide pour savoir que si l’on t’appelle le Fourbe, ce n’est pas sans raison, que pourrais donc valoir ta parole ? Et que me restera-il d’honneur si je trahis mes serments alors que ces derniers sont tous ce qui me reste ?
 
Il s’approcha alors de la table, sa fureur était encore tenue en respect par sa volonté propre mais était pourtant déjà apparente autant dans son Hamr qu’il ne tentait même plus de contenir que sur son visage. Ses lèvres étaient retroussées, révélant ses crocs, ses muscles étaient tendus prêt à réagir à la seconde même ou ses sens repéreraient une faille à exploiter, ses mains étaient prêtes à déchirer la chaire qui passeraient à sa portée. Son regard ne semblait même plus humain, ses yeux bleus étaient illuminés par une surnaturelle lueur intérieure. Tout en lui montrait qu’on n’était pas loin d’un déchainement de violence aveugle.
 
-Si mes souvenirs son bon, et je suis sûr que concernant ce point ils le sont, ta progéniture a il n’y a pas si longtemps, dévaster les neufs royaumes et plonger nos terres dans un état de faiblesse que nous n’avions plus connus depuis plus de trente ans. La totalité de ta descendance, je me souviens très bien d’avoir combattu le Serpent et même de l’avoir blessé avec l'aide d'Odin, qu’est-ce qui me prouve que ta volonté ne se cachait pas derrière tout cela ? Dans le temps, ta ruse à souvent aider les Ases, mais à présent j’ai des doutes sur tes intentions… Ainsi qu’une grande envie d’utiliser mon Wòd en ce moment même.
 
Il était à présent debout à la lisière de la lumière, la lueur écarlate de son rubis irradiait littéralement dans le noir, il refusait de rejoindre cette table. Pour lui, cela reviendrait à une sorte d’agenouillement face au Seigneur du mensonge. Dire qu’il ne craignait pas le dieu serait un mensonge, il avait grandi baigné dans les histoires du royaume et de leurs dieux, et Loki et sa ruse était au centre d’un grand nombre d’entre elles. Il était le plus malin des dieux et celui qui amenait le chaos dans le monde pour éviter que ce dernier ne se fige dans une routine, pour cela il avait aussi rendu un culte au dieu, mais pas au point de lui faire confiance dans ses prières. Mais à présent, il n’y avait aucune peur dans son esprit, si affrontement il y avait, il était prêt à mourir au combat qu’importe s’il devait déchainer sa bête intérieure, qu’importe s’il devait mourir, qu’importe si les Valkyries ne le jugeaient pas digne du Valhalla, il serait alors mort en guerrier, sans plier.
 
Devenir plus que je suis ? La puissance ne vient jamais sans contrepartie, et celle-ci est souvent bien trop élevé pour ce qu’on en retire. Ce n’est pas avec ce genre de promesse, pas plus que tes illusions qui me feront me soumettre, je suis une guerrier d’Asgard et mon honneur n’est pas à vendre !! Donc vas-y, sort nous tes promesses qu’on en finisse une bonne fois pour toute.
 

Le regard de Wulf portait en lui un défi, il défiait ouvertement Loki. Il savait bien entendu que ce genre d’élan de fierté pouvait lui couter cher, mais les Nordiques, et plus particulièrement les Asgardiens étaient des gens fier, intraitable sur leurs principes quitte à en subir les conséquences. Il se doutait que le dieu du feu avait déjà anticipé ce qu’il faisait mais si jamais ce dernier s’avérait à pousser plus loin ses  propos à l’encontre de ce qu’il avait juré de défendre, il était prêt à prononcer quelques paroles qui, il le savait, laisserait totalement le contrôle de ses actes à sa part fauve.
avatar
LokiDieu de la Fourberie
Dieu de la Fourberie

Date d'inscription : 31/03/2012
Nombre de messages : 567
Age : 36
Double Compte : Olrik

Revenir en haut Aller en bas
Ven 28 Avr - 23:10

Loki était satisfait de la tournure des évènements. Il avait certes du se révéler aux deux guerriers plus vite qu’il ne l’aurait initialement voulut mais Amarok avouait être déjà prêt à le suivre. La Branche était encore faible mais il était toujours appréciable de ne pas avoir à lutter pour obtenir la soumission de quelqu’un.

_ Ce qui tu as vu ici Amarok, n’est qu’une part infime de ce que je suis capable de produire. Et ne te trompe pas, les êtres que tu vois autour de nous sont bien des vivants. C’est mon Harm qui fait d’eux des pantins passifs et obéissants à tous mes désirs si besoin.
Toi qui manipule les âmes, tu pourras apprendre à les forcer à t’obéir aussi bien que je peux le faire avec les faibles humains. Tu as un potentiel véritable et le fait que tu sois prêt à me suivre pour le révéler prouve ton intelligence.


Le Fourbe souriait agréablement alors que le garçon se réinstallait à table. Il aurait pu utiliser ses pouvoirs pour le soumettre, tout comme il l’avait fait quelques temps auparavant avec le porteur de l’armure de Delta mais il ne voulait pas recommencer la même erreur qui lui avait valu de perdre ce guerrier par la suite. Non. Les deux devraient le suivre volontairement où risquer son courroux.

_ Wulf… Ta bestialité est réellement charmante. Je suis déçu qu’une simple discussion te soit difficile. Il serait tellement plus agréable que tu te comportes comme notre ami mais c’est aussi ce qui fait ton charme.

Feignant la nonchalance, le Dieu prit une longue gorgée de sa boisson. Il avait abandonné les mouvements affaiblis du vieillard qu’il incarnait pour l’instant.

_ Je ne t’ai jamais demandé de renier qui que ce soit mon ami. Odin et moi avons certes quelques différents mais, je n’ai aucun plan à son encontre. Il dirige nos royaumes avec tout le talent qu’on lui connait et cela me va très bien. Naturellement, je ne suis pas en accord avec lui sur toute sa politique, cela n’aurait guère été normal de toute façon. Quant à mon surnom de fourbe, je ne le renie pas non plus. Voir même je l’apprécie. Les illusions et la tromperie sont ma marque de fabrique, le nier serait me renier moi-même.
Jamais je ne demanderais de renier tes serments mais, t’empêchent-ils d’en faire des nouveaux ?

Je ne te demande pas de me croire sur parole. Mes actes passés ont toujours été mal interpréter mais j’ai toujours agi pour le bien des neufs royaumes. Tu parles des actions récentes de mes enfants. Tu dois donc savoir que je n’y absolument pas prit part, bien au contraire. Durant ces conflits, j’étais prisonnier. Captif par la faute de ma propre fille.


Le Harm divin s’éleva subitement et la taverne changea en un instant. Au lieu des murs sombres, des parois de glace éblouissantes apparurent. Les tables et les autres convives disparurent pour laisser place à de multiples stalagmites et lactiques. En quelques secondes, Loki avait fait apparaitre l’environnement qui composait sa prison.

_ Voyez tous les deux, où se trouve mon véritable corps. Freyja m’a enfermé ici et Hèl a refusé de me libérer. Je suis obligé de posséder des corps depuis lors afin d’avoir une emprise dans ce monde. Voyez les chaines qui me retienne et qui empoisonne mon être. Donc non Wulf, je ne suis nullement coupable de ce qu’ont fait mes enfants.

Aussi vite qu’elle était apparue, la grotte de glace laissa de nouveau place à la taverne. Tous se retrouvèrent au même endroit, comme s’il ne s’était rien passé.

_Vous connaissez désormais la vérité sur mon état. Vous la révéler est un gage de confiance de ma part.

Je n’ai pas de promesses particulières à vous faire. Je suis capable de vous rendre plus puissant oui mais, ce que j’ai à vous offrir va bien au-delà de cela. Je suis prêt à vous apporter ce que vous recherchez le plus. Que désires-tu que je t’offre Amarok pour te remercier de ton soutien ?
Et toi Wulf ? Tu lutte continuellement contre la bestialité qui t’habites, ne souhaiterais-tu pas pouvoir vivre sans avoir peur de toi-même ? Je peux t’apporter la solution pour ton Wod ne soit plus une entrave à ta vie, t’apprendre à vivre. Rejoins moi, fais le choix qui sera le mieux pour toi mais ne renie pas pour autant ce en quoi tu crois, je ne te le demande pas sinon tu ne serais plus celui en qui je crois.


Loki se leva et tendit les mains vers les deux guerriers.

_ Venez avec moi…



avatar
AmarokFléau de Nidhögg
Fléau de Nidhögg

Date d'inscription : 10/08/2013
Nombre de messages : 468
Age : 29
Double Compte : Ephraem, Asling

Revenir en haut Aller en bas
Sam 29 Avr - 22:50
Au regard qu’il reçut du guerrier-fauve, l’inuit compris qu’il venait de le décevoir. Le jeune homme reposa alors sa chope, un peu tristement, écoutant les paroles de son camarade. En entendant les dires de l’asgardien, Loki était la cause de beaucoup de souffrance dans les royaumes, ce qui provoqua un regard méfiant d’Amarok, à l’encontre du dieu. Même s’il ne connaissait rien et qu’il était assez insouciant, il n’aimait pas trop qu’on se joue de lui. Ce ne fut pas pour autant qu’il intervint, préférant garder cela pour lui. Après tout, la puissance du dieu lui faisait toujours autant peur, suffisamment pour ne pas vouloir le contrarier pour le moment.

En y repensant, au moment de s’installer, le dieu lui avait parlé de manipuler les âmes. Ce qui fit trembler une nouvelle fois la branche, qui n’avait pas l’intention de manipuler qui que ce soit. Le pire était d’entendre le dieu lui dire qu’il était intelligent de vouloir le suivre, alors qu’il pensait plutôt à de la lâcheté.

Puis, Loki parti sur un autre sujet, essayant de convaincre Wulf de le rejoindre, alors qu’il ne savait pas encore qu’il perdait déjà Amarok, même si celui-ci ne fuyait pas pour autant, cherchant à en connaître d’avantage, avant de vraiment faire un choix. L’inuit prévoyait même de rendre visite à Odin, histoire de mieux comprendre comment fonctionnaient les royaumes et connaître son point de vue. Mais avant de pouvoir le voir, le jeune homme allait devoir répondre à la demande de Loki, qui leur avait montré une partie de sa prison, afin de leur faire comprendre qu’il ne pouvait pas être derrière les actions de sa fille.

- Je ne sais pas comment vous allez réagir à mes paroles, mais… je n’ai pas vraiment de désir pour le moment. Ce que je veux, c’est en apprendre plus sur les royaumes qui m’ont accueilli. Je ne mentirai pas, ce qui m’a fait m’asseoir était la peur que m’inspire votre pouvoir, alors oui, la puissance pour voir à travers vos illusions me ferait plaisir, même si visiblement, je ne mettais pas fait avoir complètement.

Le jeune homme se leva, regardant Wulf, puis Loki, se demandant si ses paroles seraient les dernières.

- Je vais refuser votre offre finalement… non pas que je ne vous fais pas confiance, juste que j’ai tellement à apprendre encore. Et pour cela, je vais devoir retourner à Asgard et m’entretenir avec le seigneur Odin, s’il vous bien de moi bien sûr. Peut-être Wulf voudra venir avec moi, puisqu’il voulait l’interroger également. Je veux être sûr de ne pas passer à côté d’autre chose, pouvoir peser le pour et le contre, avant de décider vers qui j’irai apprendre la maîtrise complète des esprits. Après tout, si j’ai bien retenu les cours avec Dain, vous êtes le maître des illusions, là où Odin est le maître de la magie.
Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Premier pas sur une branche fragile

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Récit du premier voyage de Sa Majesté en Araucanie
» Haiti-Premier ministre :Il s'appelle Ericq Pierre !
» Le premier ministre Michèle Pierre-Louis au mini-sommet économique de Punta Cana
» Le discours du premier ministre J E Alexis
» Le Premier ministre en voyage de santé

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya :: Zone Guerre Sainte :: Cercle Polaire Arctique :: Les Royaumes d'Yggdrasil :: Midgard-